Sidi Ifni

Sidi Ifni, entre mer et montagne

Nichée sur une falaise, dernier vestige des contreforts de l’Anti-Atlas, Sidi Ifni domine l’océan Atlantique dont elle tire ses principales ressources.

Une enclave stratégique

La région de Sidi Ifni est le berceau et le bastion des Aït Baâmrane, puissante confédération de tribus berbères célèbre dans tout le Sud marocain pour sa lutte dans les années 1930 contre les envahisseurs, tant français qu’espagnols, puis durant la guerre d’Ifni, ‘la guerra-olvidada’ espagnole, en 1957/1958.

Concédée à l’Espagne par un traité hispano-marocain de 1767 pour y créer des pêcheries de sardines, son développement date réellement de 1934 lorsque le général Franco décide de faire de cette enclave une base militaire stratégique. Il faut attendre juin 1969 pour que Sidi Ifni soit enfin marocain, puis 2010 pour qu’elle se libère de la tutelle provinciale de Tiznit.

Un urbanisme dispersé

De ses années espagnoles, elle garde la structure coloniale, d’un quadrillage de rues et d’avenues débouchant sur la grande place centrale de forme ovale, architecture urbaine dont les bâtiments ont gardé le style Art déco très en vogue dans l’Espagne des années 1930.

L’ancienne cathédrale reconvertie en tribunal, son presbytère devenu bibliothèque, l’ancienne amirauté, le phare ainsi que de nombreuses maisons aux jardins arborés et fleuris bordant l’avenue Mohammed V sont toujours là pour rappeler cette époque. Haut lieu de l’animation citadine, la place Hassan II, ex Plaza de España offre une vue splendide sur l’océan.

Sans compter le port excentré du côté sud de l’aéroport, Sidi Ifni, possède deux quartiers. L’un, ancien, autour de la place Hassan II où sont concentrés la plupart des services et des infrastructures hôtelières ainsi que le marché municipal.

L’autre quartier est quant à lui séparé d’un bon kilomètre du centre-ville par les avenues El Houria et Al Qouds. Ici se trouvent notamment la poste, la grande mosquée et le jardin public Annasr, des restaurants ainsi que des cyber toujours utiles.

Des plages et des vagues

L’activité principale de Sidi Ifni reste son port avec la pêche traditionnelle. Sardines, daurades, courbines y sont débarquées dans l’après-midi suscitant une grande animation alentour, du port au marché, puis à la ville qui s’éveille en fin de journée.

La douceur de son climat hivernal, la proximité de grandes et belles plages de sable blanc, entrecoupées de hautes falaises ocre, d’arches naturelles et petites criques sympathiques, font de Sidi Ifni une destination prisée par un tourisme varié.

Informations utiles

Il y a 2 Centres de Santé : Avenue Mohammed V derrière le jardin public El Houriya, le deuxième dans le quartier Boulaalam. Il existe de nombreuses pharmacies dans le centre-ville.

La poste se situe Rue Abtih, hors du centre dans le quartier bordant l’avenue El Qouuds.

Souk hebdomadaire: le dimanche sur à l’ancien aérodrome. Le moussem de Sidi Ifni se déroule durant la dernière semaine de juin.
De nombreuses stations-service sont à disposition.

Venir en avion

L’aéroport le plus proche est celui d’Agadir.

Les environs

Plage blanche

L’immense Plage Blanche au sud, attire de plus en plus d’amateurs d’activités balnéaires. C’est face au petit îlot d’El Gziral sur la plage Lazgira, à 10 km au nord sur la route de Mirleft, que surfeurs et véliplanchistes aiment à se retrouver.

Cette plage, dont l’arche emblématique s’est effondrée en septembre 2016, créée par les flux et reflux océaniques, est autant un lieu de rendez-vous nautiques, qu’un site privilégié des pêcheurs amateurs ou sportifs.

Les derniers bastions de l’Atlas

Son aspect montagnard se fait très vite sentir dès que l’on pénètre son arrière-pays. L’Anti-Atlas devant cet Atlantique aux vagues impétueuses nous livre des petits monts à faible altitude. Un environnement semi-aride préfigurant déjà les proches regs sahariens tout en gardant l’âme de ces petits villages berbères traditionnels perchés à flanc de collines ou cachés dans de minuscules vallées intimes.

Il en est ainsi des gorges de l’oued Noun, dont l’embouchure héberge généreusement flamants roses, tortues, hérons qui y viennent hiberner ou s’y reproduire. Un agréable bol d’air dans ce canyon parsemé de maisons, ses flancs presque abrupts, décorés de terrasses cultivées. Sur une des falaises surplombant l’oued, le vieux fort militaire français Bou Jerif semble toujours veiller sur la quiétude des environs.

Des produits locaux en vogue

Elles sont nombreuses ces petites vallées dissimulées, nourries d’arganiers dont l’huile goûteuse est un des fleurons des cultures locales. Les cactus, plus communément les figuiers de barbarie, font eux aussi agréablement partie du paysage.

Des pépins de leurs fruits, akneri en berbère, fort apprécié par la population locale, est tirée une huile très parfumée dont une des caractéristiques principales est d’être l’huile la plus chère au monde.

Son élaboration est longue, méticuleuse et les quantités produites infimes. Mais son goût unique donne un résultat gustatif extraordinaire et en fait une huile très courtisée par les grandes toques tant marocaines qu’étrangères.

Petits édens cachés

De nombreuses incursions journalières peuvent s’effectuer de Sidi Ifni en voiture afin de mieux appréhender ces endroits discrets dans un arrière-pays surprenant.

Le village de Tioughza se trouve à l’est de Sidi Ifni. La route, pittoresque, longe un moment le littoral avant de s’enfoncer au sein de petites montagnes pour arriver à ce bourg qu’elles ceinturent. Serpentant toujours elle mène ensuite à l’oued Salogmad avant de rejoindre Amellou et Mesti où se trouve la coopérative Tafyucht élaborant et promouvant les produits de l’arganier.

C’est au sud de Sidi Ifni que l’on trouve la localité de Sbouya, fief de la tribu berbère du même nom. Entre mer et montagne, c’est dans cette localité typiquement présaharienne que sont exploitées les figues de barbarie, dont les arbustes sont cultivés avec fierté, et mises en valeur dans la coopérative Aknari.

Le Maroc que j’aime, présente Sidi Ifni

Reportage en Darija (arabe marocain). Un petit tour d’un centre-ville aux larges avenues bien dégagées, à l’air agréable, des maisons en blanc et bleu. Également de belles vues marines, le tout agrémenté d’un zoom sur les bâtiments à l’architecture art déco en vogue au milieu du XXe siècle en Europe du Sud.


Plage blanche… par Blanche

Carnet de voyage en allemand et sous-titré en anglais.
Plage blanche, du vent et des vagues avant un petit résumé sur Saint Exupéry aviateur. Des prises de vue pleines de lumières fantastiques pour une aventure cycliste. On se laisse prendre au charme et entrainer à vélo par ces belles images…


Diverses vues sur Sidi Ifni

Ya Rayah pour accompagner ces belles prises de vue de Sidi Ifni et ses alentours. Plages et océan, désert, la ville blanche et bleue, des promeneurs débonnaires, un panorama complet à la luminosité éclatante. Très efficace et agréable.

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Hotels
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Suerte Loca

Sidi Ifni – À partir de 15 €

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Le Soleil du Sud

Sidi Ifni – À partir de 35 €

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Hôtel Tiwaline

Sidi Ifni – À partir de 38 €

Séjours
Agadir  
Vol + Hôtel Explorer
Marrakech  
Vol + Hôtel Explorer
Essaouira  
Vol + Hôtel Explorer
Circuits
 
Voyages organisés

Laissez-vous guider avec notre sélection de voyages organisés au Maroc…

Explorer
 
Autotours

En voiture de location, parcourez les routes marocaines avec votre road book…

Explorer
 
Circuits dans le désert

À pied ou à dromadaire, partez à la découverte du désert marocain…

Explorer
 
Randonnées en montagne

Les sentiers de l’Atlas offrent d’extraordinaires paysages et cultures…

Explorer
Voir aussi
Agadir  
Dakhla  
Grand Sud marocain  
Tweetez
Partagez
+1