Meknès

Meknès et Volubilis

Fondée par la tribu amazighe Meknassa au VIIIe siècle, Meknès est la cinquième ville du Maroc par sa taille et une des quatre villes impériales du royaume chérifien. Sa vieille ville historique est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Véritable voyage dans le temps, elle a d’abord été pensée comme une place forte militaire puis au XIe siècle, les almoravides y créèrent l’ancienne médina ensuite agrandie par les almohades au début du XIIIe.

C’est au XVIIe, durant le règne d’Ismaïl ben Cherif (1672-1727), fondateur de l’actuelle dynastie alaouite, qui en fit sa capitale, que Meknès se développa une fois que le nouveau souverain eut éliminé ses opposants et unifié le royaume. Des milliers de personnes, dont des esclaves chrétiens et des prisonniers de guerre participèrent à ces travaux qui durèrent un demi-siècle.

L’ancienne capitale chérifienne à l’inspiration hispano-mauresque est ceinte de quarante kilomètres d’imposants remparts pouvant atteindre 15 m de hauteur.

Derrière ces impressionnantes fortifications percées de vingt portes fortifiées monumentales aux faïences vertes se dissimule un véritable patrimoine architectural. Surnommée la ‘’ ville aux 100 minarets’’, la médina abrite 25 mosquées, dont la Grande Mosquée almohade probablement fondée au XIIIe siècle, de nombreux hammams, des palais, des fondouks et des greniers à blé ainsi que des immeubles d’habitations ou encore des arsenaux et de vastes écuries..

Cité prospère dominant la riche plaine du Saïss réputée pour ses vignobles et ses oliviers, Meknès est devenue un centre économique actif et important. Dans l’ombre de Fès, mais elle est meilleur marché que sa voisine, la ville impériale peut faire une excellente base pour visiter la région du SaÏss ainsi que les sites de Volubilis et Moulay-Idriss.

Les quartiers de Meknès

Ville Nouvelle. Hamria

Meknès s’agrandit au nord sous l’impulsion du Protectorat français pour déboucher à partir de 1919 sur la construction du quartier Hamria au centre de la Ville Nouvelle.

Fonctionnelle et moderne, traversée de grandes artères, c’est là que se trouvent les bâtiments administratifs urbains et régionaux, les grandes écoles publiques et privées, les banques, des hôtels de luxe, les gares ferroviaires de Meknès-Ville et Meknès-Amir Abdelkader.

Hamria est un quartier très animé, surtout le soir autour des terrasses de cafés, des glaciers et des pâtissiers. En outre, il possède un vaste choix d’hôtels à bas prix.

Médina. Place el Hedim

Vaste esplanade, la Place El Hedim fait la jonction entre la médina et la ville impériale de Moulay Ismaïl. Elle est bordée par Bab el Mansour, la célèbre porte de Meknès qu’il faut franchir pour pénétrer les secrets de la médina. El Hedim, la ‘’place des décombres’’, a été pensée par le sultan Moulay Ismaïl qui rasa la kasbah mérinide pour sa réalisation.

Place très animée, des auvents de marchands bordent les murailles alors que le marché couvert qu’elle abrite, un des plus beaux du Maroc, s’anime dès la fin de l’après-midi. Le souk des potiers en commande l’entrée, passé ses arcades se succèdent des étals colorés de fruits et de légumes ou des montagnes d’olives et de citrons concurrençant des épices et des fruits secs.

Le soir, des cracheurs de feu, des montreurs d’animaux, des bateleurs et autres bonimenteurs nous font penser à la fameuse place Jemaa el Fna de Marrakech.

Bab Mansour

Elle fait le lien entre la médina, la ville impériale et Dar Kbira. Avec ses bastions défensifs, c’est la porte fortifiée la plus imposante de Meknès. Achevée en 1732, la porte Bab Mansour a été réalisée par un architecte portugais.

Celui-ci réalisera aussi le palais Mansour situé au sud-est de la ville impériale dans le quartier de Roua. Depuis Bab Mansour on accède à la place Lalla Aouda où il est possible de garer des véhicules.

Bab el Jdid

C’est le marché aux puces de Meknès. Les particuliers y vendent leurs affaires et l’on y trouve également un souk des instruments de musique traditionnels. Derboukas, luths, tambourins y sont à des prix défiant toute concurrence.

Non loin de Bab Jdid, à côté de Bab Siba, se trouvent des tanneries au milieu de souks peu fréquentés des touristes. Plus petites et nettement moins touristiques que les tanneries fassies, l’ambiance, laborieuse, y est différente.

Les souks

Ils sont concentrés dans les anciennes kissariya qui se trouvent autour de la Grande Mosquée entre le Dar Jamaï et la médersa Bou Inania.

Ville Impériale. Dar Kbira

Première grande œuvre de la dynastie alaouite, la Ville impériale a été créée par Moulay Ismaïl dès le début de son règne. Elle enferme des vestiges rares et des monuments importants au cœur de l’espace urbain meknassi.

Méconnue du public, Dar Kbira se trouve au cœur de la Ville impériale. La ‘’ grande maison’’, sa traduction française, est composée de 12 palais comportant autant de jardins. Ancienne résidence royale, les lieux sont maintenant transformés en habitations ou en riads cachés derrière de hauts murs interdisant toutes visites.

On rentre dans les ruelles de la ville impériale par Bab Lakbira, belle porte décorée de mosaïques bleues et comportant deux tours crénelées. Comme bien d’autres portes anciennes, les écritures inscrites sur son fronton retracent l’histoire du quartier et mentionnent ce que l’on y trouve une fois franchie celle-ci.

Là, en l’occurrence il est indiqué : ‘’ la maison du roi, avec ses pavillons, fontaines, riad et bains, édifiés par le roi Moulay Ismaïl ’’. Une promenade entre ces murs hauts et épais qui caractérisent aussi bien la ville impériale que la médina permet de mieux appréhender l’architecture défensive de Meknès et en général des villes marocaines au XVIIIe siècle.

Mellah, ancien et nouveau

Si le vieux mellah, le troisième construit dans le pays après Fès et Marrakech, date de la deuxième moitié du XVIe, c’est à l’avènement du sultan alaouite Moulay Ismaïl qu’il va se développer à partir de 1682.

Situé sur une zone très pentue, un autre terrain fut acquis en 1920 par la communauté israélite et un nouveau mellah, plus spacieux, vit le jour à côté de l’ancien. Ceint d’une muraille, les portes en étaient fermées la nuit. Les premières maisons furent bâties en 1924 et la Synagogue Yehoushoua inaugurée en 1926.

Visite des monuments de Meknès

Médersa Bou Inania

Commencée en 1331, sa construction s’achèvera 20 ans plus tard sous le règne du sultan mérinide Abu Inan Faris qui lui donna son nom. Une fois franchie la belle porte d’accès en cuivre martelé, l’école coranique dévoile sa cour intérieure centrale.

La beauté et la finesse des fontaines bordées de vastes galeries contrastent avec l’austérité des cellules à l’étage qui servaient de chambres aux étudiants. Un escalier grimpe à une terrasse donnant sur les toits de tuiles vertes et le minaret de la grande mosquée.

Accès : Médina. Ouvert tous les jours sauf fériés de 9 h à 17 h. Entrée : 1 €.

Musée Dar Jamaï

Le musée est situé dans l’ancienne demeure du vizir Jamaï datant de la fin du XIXe siècle. Rachetée par le Glaoui de Marrakech, elle fut ensuite récupérée par les Français qui en firent un hôpital militaire pour enfin devenir un musée en 1920.

L’intérieur est formé d’un patio central tenu par quatre colonnes en céramique. Au rez-de-chaussée sont exposés des boiseries, des portes peintes et ciselées, des caftans ou encore des bijoux alors que la cuisine et le hammam exposent des objets du quotidien :boîtes à thé, four à soufflet reconstitué…

Accès : place el Hedim. Ouvert tous les jours sauf mardi et jours fériés de 9 h à 17 h. Entrée : 1 €.

Mausolée de Moulay Ismaïl

Érigé en 1703, le mausolée Moulay Ismaïl est un des rares au Maroc à être ouvert aux non-musulmans, excepté le vendredi matin. Les lieux, dotés de trois cours, comportent trois fontaines aux ablutions, dont une dans la mosquée proprement dite.

La troisième cour dont le sol est carrelé de faïence est pourvue d’un cadran solaire datant du XVIIe siècle. C’est dans cette cour que l’on se déchausse pour entrer dans la mosquée. À droite se trouvent les tombeaux du sultan, de sa femme et de deux de ses descendants.

Contemporain de Louis XIV, Moulay Ismaïl voulut épouser la fille du roi Soleil, on remarquera donc dans le mausolée, les horloges comtoises offertes au sultan alaouite par le souverain français qui refusa néanmoins de lui accorder la main de sa fille.

Accès : Bab Moulay Ismaïl. Tous les jours, sauf le vendredi matin réservé aux musulmans, de 9 h 30 à 12 h 30 puis de 15 h à 18 h 30. Entrée gratuite, pourboires bienvenus.

Le Pavillon des Ambassadeurs et la prison des chrétiens

Les sultans y recevaient de façon coutumière les ambassadeurs étrangers qui venaient monnayer la liberté des prisonniers européens, généralement anglais ou espagnols, capturés lors de batailles navales ou durant la reprise des ports de royaume par Moualy Ismaïl.

Dans la cour, un escalier mène d’ailleurs sous la place où se trouvent de vastes salles voutées aux piliers et murs d’une importante épaisseur dans lesquelles se trouvaient normalement ces captifs néanmoins mélangés avec des prisonniers marocains.

Accès : Place Lalla Aouda. Bab Jema en-Nouar. Ouvert tous les jours de 9 h à 17 h. Entrée : 1 €.

Musée de la poterie rifaine

Le musée est logé au Borj Belkari, un bastion alaouite situé au sud de Bab Mansour dans la ville impériale. Construit au début du XVIIIe siècle durant le règne de Moulay Ismaïl, il faisait partie du système défensif de l’ancienne kasbah de Meknès. Le musée, divisé en deux sections, est composé d’une salle centrale et de 10 salles latérales réparties sur 300 m2.

La première retrace l’histoire et l’évolution technologique sous toutes ses formes des poteries rifaines depuis la préhistoire à nos jours. La seconde propose une exposition de poteries provenant de cinq régions rifaines et pré-rifaines dont des poteries essentiellement féminines de Taza réputées pour leur finesse et leurs décors bruns et rouges sur fond blanc.

Accès : Borj Belkari. Ville impériale. Boulevard Zin el-Abidin. Ouvert tous les jours de 9 h à 16 h excepté le mardi. Entrée : 1 €, 0,30 € pour les enfants, gratuit le vendredi pour les nationaux.

Hri Moulay Ismaïl

Avec ses murs de 4 mètres d’épaisseur, l’ancien grenier à blé appelé Hri Souani ou Hri Moulay Ismaïl construit durant le règne du sultan est considéré comme le monument le plus remarquable de la ville impériale.

Il est formé de deux parties : Dar el-Ma, la maison de l’eau et les greniers à blé aussi connus sous le nom d’Écuries. Dar el-Mar, la partie couverte de cet édifice de forme rectangulaire, comprend 10 salles dotées de puits d’alimentation captant l’eau de la source d’Aïn Maarouf située à 12 km de la ville. Les canalisations alimentent aussi bien des puits que le grand bassin, Sahrijj Souani, situé à côté du bâtiment.

Les pièces dépourvues de puits servaient d’entrepôt pour stoker les grains provenant des collectes d’impôts. Au fond de l’un d’eux, une noria à laquelle étaient attelés des chevaux ou des ânes pour puiser l’eau est toujours visible.

Les greniers, aussi nommés écuries, dont le plafond s’est en partie écroulé durant le séisme de Lisbonne (1755) qui toucha aussi la partie occidentale du Maghreb, sont formés de plusieurs séries d’arcades plus en moins en friche. Elles accueillaient paraît-il jusqu’à 12 000 chevaux.

À côté de Dar el-Ma, très prisé des promeneurs, se trouve le bassin de l’Agdal qui alimenté par 20 km de canalisations souterraines captant l’eau dans la montagne, servait à la fois de réservoir d’eau potable et d’abreuvoir pour les chevaux.

Accès : Ville impériale. Boulevard Zin el-Abidin. Ouvert tous les jours de 9 h à 17 h 30. Entrée : 1 €.

Palais Mansour

Construit à la fin du XVII au sud-est de la ville impériale, il servait à la fois de bastion, de tour de guet, d’arsenal ou encore de résidence royale. Longtemps laissé à l’abandon, il est l’objet d’intenses restaurations. Des souterrains d’une longueur de deux kilomètres de long, non visitables, permettaient d’y héberger jusqu’à 1200 montures.

Accès : quartier Roua. Ouvert en principe tous les jours. Entrée 1,50 €.

Volubilis

À trente kilomètres de Meknès, le site archéologique de Volubilis est composé des ruines romaines les plus importantes et intéressantes du Maroc.

Fondée au IIIe siècle av. J.-C par le roi berbère de Maurétanie, Juba II, soucieux de prendre une certaine indépendance par rapport à Rome alors que lui-même y avait été élevé, en fit une de ses capitales dès les premières années de l’ère chrétienne. On la nomma Volubilis à cause de ces liserons bleus qui poussent abondamment dans les environs. Oualili, le nom berbère de la commune qui abrite l’antique cité romaine, signifiant liseron.

Dans les années 40 ap. J.-C, Volubilis intègrera officiellement l’Empire romain et se verra dotée aux IIe et IIIe siècles de monuments splendides. Sa population était alors estimée à 20 000 habitants.

La pression des tribus berbères voisines, qui s’étaient christianisées, entama son déclin et occupèrent la cité au VIIIe siècle. Puis avec Idriss 1er nommé Imam de la ville, la cité reprit le nom de Oualili.

Parmi ces vestiges se distinguent le forum avec son capitole et sa basilique, l’arc de triomphe de Caracalla, des termes et des fontaines, des pressoirs à huile, l’artère principale de la ville romaine bordée de villas aux mosaïques précieuses.

En 1755, les secousses sismiques du tremblement de terre qui anéantit Lisbonne endommageront les monuments épargnés par les siècles. Le site sera identifié un siècle plus tard, en 1874, puis fouillé par une équipe d’archéologues français qui feront un inventaire précis de ce site unique au Maghreb.

Endroit magique par essence, les levers et couchers de soleil semblent les moments les plus propices à une visite.

Accès : Volubilis est située à 5 km de Moulay Idriss. De là, on peut y accéder en grand taxi, en stop ou en faisant à pied une balade d’une cinquantaine de minutes sur une petite route serpentant entre les vergers d’oliviers. Compter dans les 35 € l’aller- retour en taxi depuis Meknès.

Moulay Idriss Zerhoun

Ville sainte située à une trentaine de kilomètres de Meknès, non loin de Volubilis, c’est dans ses murs qu’est abrité le tombeau de Moulay Idriss 1er, fondateur de Fès et arrière-petit-fils du Prophète Mahomet. Après avoir converti les tribus berbères de la région à l’Islam, II est, par son fils Idriss II, à l’origine de la première dynastie musulmane du Maghreb.

Haut lieu de spiritualité du royaume, Moulay Idriss est la ville Sainte du Maroc. Une petite cité dans laquelle se presse en pèlerinage un grand nombre de Marocains venant de tout le royaume autour du tombeau d’Idriss 1er lors du moussem qui se déroule chaque année le dernier jeudi du mois d’août. Le moussem de Moualy Idriss est le plus grand du Maroc, à cette occasion les festivités en l’honneur du Saint mêlent fantasias, spectacles et processions.

La ville divisée en deux quartiers, Khiber et Tasgha, nichés chacun sur une colline du massif du Zerhoun, se détache d’un paysage splendide fait de basses montagnes aux crêtes arrondies et boisées dominant une plaine agricole cultivée notamment d’oliviers et de vignes.

Accès : de Meknès en grands taxis : départ rue Ounam el Moutahide en face de l’Institut français. Tarif environ 1 € par personne ou 35 € aller-retour en affrétant un taxi complet. Dans la ville nouvelle, les grands taxis pour Moulay Idriss se trouvent à l’angle des avenues Mohammed V et Armée des Forces royales.

Gare routière : elle se trouve dans la rue centrale de Moulay Idriss. Une dizaine de liaisons quotidiennes avec Meknès.

En voiture : depuis Meknès par la N 13, en venant de Fès par la N4 puis la N 13 après Nzala des Beni Amma.

Sidi Kacem

Agréable chef-lieu de la province du même nom, Sidi Kacem se trouve à 45 km de Meknès sur l’axe routier qui relie la ville impériale à Tanger, à un endroit où la grande et fertile plaine du Gharb commence à étaler ses richesses.

La ville s’est bâtie autour de deux pôles distincts et qui ont été toujours séparés : le centre-ville et son marché du jeudi, Souk el khemis et la Zaouïa de Sidi Kacem. C’est cette dernière qui a donné son nom à la ville quelque temps après l’indépendance du Maroc en1956.

La zaouïa a été fondée au XVIIe siècle sur les dernières hauteurs dominant la rive gauche de la rivière Rdom à la mort du saint homme Sidi Qacim bou ‘Asriya. Doté d’une kasbah sous le règne de Moulay Ismaïl, le tombeau du Saint attire des pèlerins depuis quatre siècles.

Celui-ci, reconnaissable à son toit pyramidal couvert de tuiles vertes, est devenu le centre religieux de la tribu Guich des Cerardas arrivée plus tard dans la région. Un guich est une tribu qui après voir mis sa force militaire au service du makhzen, l’état marocain, reçoit des terres en co-usufruit avec celui-ci.

Le succès du souk du jeudi, proche de la Zaouïa, a conduit des colons français et espagnols dont beaucoup venaient d’Algérie et de Tunisie à créer un village en vue d’exploiter ces riches terres du Gharb qui étaient alors des terres marécageuses utilisées pour le pastoralisme.

Ce village fut nommé Petitjean, du nom d’un capitaine de l’armée française. À a suite de la découverte de pétrole dans les environs en 1919 puis en 1923 et la création d’une raffinerie, une gare fut construite pour les nouveaux trains à grand écartement. C’est depuis cette époque que Sidi Kacem, réunissant trois lignes ferroviaires, est devenue un échangeur central du réseau ferroviaire marocain.

Accès : en train depuis Tanger, Meknès et Rabat. En bus de nombreuses liaisons quotidiennes avec ces mêmes villes ou en grands taxis depuis Kenitra, Moulay Idriss ou Meknès.

La gare ferroviaire est située sur l’artère centrale (N4) dans le centre-ville. En voiture sur l’axe routier R413 Tanger/Meknès, N4 Fès/Kentitra.

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