Fès

Fès, ville impériale du Maroc

Cité impériale, héritière culturelle d’Al Andalus et capitale spirituelle du Maroc, Fès est aussi une ville mémoire qui s’est bâtie durant trois périodes distinctes.

– Fès el Bali, la ville historique, fut fondée en 789 par Idriss 1er qui en fit la première capitale impériale du Maroc.

– Le IXe siècle y vit la fondation de la mosquée universitaire Quaraouiyine financée par Fatima El Fihriya une riche aristocrate originaire de Kairouan en Tunisie.

Considérée comme la plus ancienne université du monde arabo-musulman, elle devint l’un des principaux centres de recherches et de réflexions de son époque. Participant à l’âge d’or intellectuel islamique, son rayonnement s’étendra jusqu’à Al Andalus et l’Europe attirant un grand nombre de savants et mystiques.

Fès perdra son statut de capitale en 1069 sous la dynastie almoravide qui s’installera à Marrakech, pour le retrouver en 1250 avec l’arrivée au pouvoir des mérinides.

-Fès el Bali et Fès Jdid seront reliées en une seule ville au XIXe siècle. Fès restera capitale du royaume chérifien jusqu’en 1912, date à laquelle les Français développent la ‘’ ville nouvelle’’ au sud de Fès Jdid.

Fès, la plus ancienne des villes impériales marocaines, a longtemps été le centre culturel et spirituel du royaume. Il s’y est formé jusqu’au début du XXe siècle l’élite intellectuelle, politique et religieuse du Royaume.

Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, la médina de Fès dissimule de nombreux trésors dont la plus ancienne université du monde musulman. C’est sous le règne des mérinides aux XIIIe et XIVe siècles que Fès connut son apogée.

De celle-ci sont issus les principaux monuments de la médina : médersas, palais, fondouks, mosquées et synagogues, riads et jardins, portes monumentales, ainsi qu’un grand nombre de fontaines qui parsèment la médina.

Fès el Bali

La médina de Fès el Bali a toujours gardé ses structures médiévales. Elle enferme deux joyaux d’architecture arabo-musulmane, la Mosquée des Andalous et la Médersa Quaraouiyine. Elle compte environ 10 000 petites ruelles, dont certaines très étroites ne mesurent à peine plus d’un mètre de large. La médina de Fès est entièrement sans voitures et les vélos ou scooters y sont assez rares.

Seuls les ânes et mulets, quelques chevaux faméliques tirant parfois de petites carrioles y sont admis.

Il est à rappeler que de nombreux sites religieux de la ville ne sont pas ouverts aux non-musulmans. Cette loi a été édictée en 1914 par le Résident général français, l’Amiral Lyautey, pour le respect de ces lieux saints.

Médina de Fès

Un fléchage de six itinéraires thématiques, de couleurs différentes, ayant été mis en place aux points stratégiques de ces parcours, déambuler seul selon son rythme et ses centres d’intérêt sans s’égarer dans le lacis de ruelles de la médina est devenu plus aisé.

Les places de la médina

Fès el Bali regorge de placettes spécialisées dans un produit artisanal ou pas. Dans le labyrinthe de ruelles proposé par la médina, certaines sont souvent difficiles à placer sur un plan. En demander l’emplacement et la direction est souvent la meilleure solution.

Place Boujloud

Son emplacement à l’entrée de la médina en a toujours fait un endroit pittoresque accueillant des conteurs, des danseurs ou encore des formations folkloriques et le long des remparts un marché aux fripes.

Située entre Fès el Bali et Fès Jdid, elle est bordée d’un côté par le Jardin Sbil et le prestigieux lycée Moulay Idriss de l’autre par des remparts crénelés en pisé percés par les monumentales portes Bab Mabrouk, Bab Ech-Chem et Bab Ech-Chorfa.

Place Serrajine, Talâa Kbira et Talâa Sghira

Elle marque l’entrée dans la médina une fois franchie la porte Bab Boujloud. Bordée de cafés, de restaurants et gargotes, la place donne accès à l’intérieur de la médina par ses deux artères principales : Talâa Kebira, sur sa gauche et Talâa Sghira dans son prolongement.

Bordée d’échoppes colorées presque tout au long de son parcours et traversant de nombreux souks, ces deux rues sont le poumon économique de la médina. De nombreux monuments historiques jalonnent leurs parcours.

Place Seffarine, les dinandiers

Sur cette charmante place, en plus des dinandiers de qui elle tient son nom, se trouve la medersa Seffarine. Bâtie en 1280 par le sultan mérinide Abou Youssef, elle était l’un des premiers collèges de ce genre, ainsi que la bibliothèque le l’université Al Qaraouiyine.

La dinanderie a toujours été un artisanat de premier plan dans la tradition fassie. Le martèlement du métal façonné par les maitres chaudronniers ou dinandiers raisonne inlassablement dans un concert de sonorités jusque dans les ruelles.

Juste à côté, la petite place Mechchatine est spécialisée dans l’artisanat de peignes et objets en corne.

Place Haddadine. Autrefois spécialisée dans la fabrication des armes, l’artisanat du fer forgé s’y est maintenant installé.

Place Ttarrafine. Si vos chaussures de marche vous ont laissé en plan, c’est ici qu’il faudra venir les faire réparer ou en acheter des neuves…

Place Achabine. Petit marché de plantes médicinales et d’épices.

Place Echamaine. Le coin de la cire, des bougies et des chapelets.


ACTIVITÉS MÉDINA DE FES


Les portes historiques de la médina

Bab Boujloud

Des 26 portes que compte la médina, Bab Boujloud, construite au XIIe siècle et rénovée en 1913, est certainement la plus connue des touristes. Avec ses céramiques émaillées bleues de Fès à l’extérieur et vert islam à l’intérieur, c’est l’entrée principale de la médina de Fès el Bali.

Bab Boujloud, située non loin de la gare routière, ouvre sur deux des artères principales de la médina : Talâa Kbira et Talâa Srigha, littéralement la grande et la petite montée qui se rejoignent au souk Aïn Allou.

Bab el Guissa

Située à proximité du palais Jamai, elle fut bâtie par le prince Aguissa ibn Donas au XIIe siècle sur la rive occidentale de l’oued Bou Khrareb. Un marché aux oiseaux se tient à l’extérieur de ses murs le vendredi matin, alors qu’à l’intérieur une mosquée et une médersa ont pris son nom. Ce quartier abrite des ateliers de menuiserie et d’ébénisterie.

Bab Ftouh

Bâtie au XIe siècle par le prince Zénète Al Foutous, c’est la plus ancienne porte de la médina. Elle se situe à l’est de la vieille ville sur la place du même nom, là où se trouve la gare routière de Bab Ftouh qui dessert en bus et grands taxis tout l’est marocain.

Bab Dekkakin

Opposée à Bab Semmarine, elle marque l’entrée nord de la Grande Rue de Fès Jdid du côté. Imposante avec ses allures de château fort, on l’appelle aussi porte du tribunal, car c’est à son ombre que l’on jugeait les malfaiteurs au Moyen-âge.

Bab Semmarine

Cette imposante porte qui marquait l’entrée dans Fès Jdid fut détruite. Elle a été reconstruite à l’authentique en 1924. À sa droite et sous sa voûte, sur l’emplacement d’anciens silos datant de l’époque mérinide, se trouve un souk alimentaire haut en couleur. Menant à la rue principale de Fès Jdid, elle débouche sur de nombreux souks.

Fès Jdid

D’abord désignée sous le nom d’El Medinet El-Beida, la ville blanche, Fès el Jdid a été fondée en 1276 sous la dynastie des mérinides. Conçus comme une forteresse, ses remparts abritent le Palais Royal, le Méchouar et des jardins dans lesquels il fait bon se promener, isolé de la frénésie tumultueuse et colorée des ruelles des souks.

La rue principale, la Grande Rue de Fès Jdid, traverse ce qui est devenu un quartier séparant le Dar El Makzen, le Palais Royal des souks et des kissariyat qui la jouxtent. Moins touristiques que ceux de la médina, les affaires y seront meilleures.

On pénètre principalement dans Fès Jdid par deux portes : Bab Dekkakine et Bab Bab Semmarine.

Le Mellah

Au sud, passée Bab Semmarine, la Grande Rue des Mérinides transperce le quartier du Mellah séparé du Palais Royal par la rue Bou Khemissa.

Ce quartier, autrefois destiné à la population juive, est le premier de ce type réalisé au Maroc. Il a été conçu dans l’ancienne kasbah de la garnison des archers syriens, à proximité du palais Royal par le Sultan mérinide Abou Mohammed Abd el-Hak, désireux de protéger la population juive du fanatisme religieux engendré par la dynastie almohade.

Le mellah, achevé en 1438, est traversé par la Grande Rue des Mérinides, la principale artère commerçante. Celle-ci est bordée de maisons hébergeant toutes un commerce au rez-de-chaussée, souvent une des échoppes de l’un des nombreux artisans passés maîtres dans l’art de l’orfèvrerie.

Habiter maintenant par des familles modestes, les maisons ont conservé, accrochés aux murs, de larges balcons d’inspiration espagnole ou italienne inconnus dans la médina. Ces balcons surplombent le brouhaha ambiant alors que les ruelles animées du quartier voient à peine le soleil.

Accès : Avenue Hassan II. Station de bus Louajryine.

Le Méchouar

On accède au vieux méchouar, la place d’armes sur laquelle se déroulaient les manifestations officielles sous les mérinides, par le petit méchouar.

Cette vaste enceinte ornée de piliers et de bas-reliefs fait partie intégrante du Palais. C’est à cet endroit que le souverain consultait ses conseillers et rendait la justice en audience publique.

Ses imposants remparts à l’ombre desquels se produisent des bateleurs, des conteurs et danseurs abritent actuellement des cigognes qui en ont fait leur lieu de nidification privilégié. Mais aussi des concerts comme à l’occasion du festival des musiques sacrées du monde.

Accès : Bab Makina. Station de bus Moulay Abdallah.

Les souks, l’âme de Fès el Bali


Chouara, le souk des tanneurs

Il se trouve près de l’oued Bou Khrareb dont les eaux sont malheureusement polluées par les rejets de colorants et de produits chimiques provenant des tanneries.

Perdu dans un lacis de ruelles, son accès est maintenant facilité par le fléchage de parcours mis en place dans la médina. Autrement il est toujours possible de s’assurer les services d’un guide.

C’est du haut d’une terrasse avoisinante d’un maroquinier qu’il faut admirer le spectacle de l’étendue des tanneries et des nombreux ouvriers s’affairant autour des cuves de teinture en briques de terre séchée et carrelée.

Malgré les odeurs, la visite des tanneries, qui n’ont guère changées depuis l’époque médiévale, reste un temps fort d’une visite de la médina.

Plus de 3000 peaux y sont traitées quotidiennement. Celles-ci, de moutons, de chèvres ou de veaux y sont encore acheminées à dos d’ânes pour être séchées au soleil puis nettoyées et teintes.

Les écorces de grenadiers ou les noyaux de dattes sont toujours à l’honneur pour les teintures de qualité qui orneront vos babouches, sacs à main ou portefeuilles.

Souk el-henna

Ce souk, un des plus anciens de Fès, commence après la place En-Nejjarine, au niveau de la magnifique fontaine ornée de zelliges et d’un fronton en bois sculpté, pour s’étendre dans les ruelles avoisinantes.

Outre le véritable henné marocain, on y trouve aussi des colorants naturels comme le ghassoul, une argile que l’on ne trouve qu’au Maroc, du khôl, de l’eau de rose et de quoi satisfaire entièrement les dames avec une vaste panoplie de produits naturels et cosmétiques.

Souk Nejjarine

Le mot arabe nejjar signifiant menuisier, ce souk en prolongement de la Place En-Nejjarine, regroupe une partie des artisans ébénistes fassis. Dans ces ateliers, on a l’occasion de découvrir le travail séculaire de ces charpentiers travaillant essentiellement le bois de cèdre provenant du Moyen Atlas.

En continuant vers la mosquée Al Qaraouiyine, le souk Attarine nous fait partager les senteurs de ses commerces d’épices.

Souk Boujloud

À l’entrée de Talâa Kebira à quelques mètres de la porte, les étals de fruits et légumes, de bouchers et de volaillers y côtoient de nombreuses échoppes de quincaillerie. À côté nous découvrons des petits cafés ou restaurants traditionnels et quelques hôtels bon marché.

Souk R’cif

En plein cœur de la médina, c’est le marché alimentaire le plus important de la vieille ville. Toutes les denrées nécessaires à la cuisine marocaine s’y trouvent réunies sur une myriade d’étals.

Souk Aïn Allou

Paradis de l’artisanat fassi de la maroquinerie, c’est dans ses échoppes que se vendent babouches, sacs à main, poufs en cuir, portefeuilles…

Souk Tillisse

Pour les amateurs de beaux tapis.

Souk Haïk

On y trouve nombreux exemples d’articles de tissage traditionnel, de tissus, de la laine ou du coton pour la confection des djellabas, des capes traditionnels et des haïks.

Souk des Pigeons de Bab el Guissa

Ce souk bihebdomadaire propose chaque vendredi et dimanche matin la vente et l’achat de toutes sortes d’oiseaux.

Souk Marqtane (Souk Laghzal)

Autrefois affecté à des usages divers dont la vente aux esclaves, le souk propose maintenant différentes ventes. Tôt le matin, des femmes viennent y proposer de la laine filée ou des objets d’occasions.

Les kissariyat


Nombreuses dans la médina, ce sont de petits marchés de type galerie marchande généralement réservés à un produit unique.

Kissariya Serrajine

Logée dans une vieille bâtisse aménagée d’une cour intérieure fermée d’une lourde porte la nuit, elle est située à l’entrée de Talâa Sghira, en face de la porte Boujloud. À l’intérieur de petits commerces d’argenterie, de babouches et de caftans.

Kissariya des tissus

Elle se trouve dans la Grande Rue de Fès Jdid et dispose d’un très large échantillonnage de tissus colorés.

Fondouks


Les fondouks, nombreux dans la médina de Fès, sont d’anciens caravansérails, des hôtelleries servant aussi d’entrepôts pour les marchandises et les animaux.

Essentiels à la vie de la médina, ils ont été conçus autour d’une vaste cour centrale carrée dont le pourtour est réservé aux écuries et aux ateliers, les chambres d’hôtes étant à l’étage.

Traditionnel lieu de commerce et d’échanges entre artisans et commerçants, ils jalonnaient autrefois les routes caravanières.

Dans la médina ils servent souvent de souk et d’ateliers ou, comme celui de la place Nejjarine, ont été transformés en musée.

Université-Mosquée Al Quaraouiyine


À la fois perle de la médina et phare culturel de la civilisation arabo-islamique, la mosquée Al Quaraouiyine a fait de Fès ‘’la demeure de la science et de la sagesse’’.

Fondée par Fatima Bent Mohamed Al Fihri, la fille d’un riche homme d’affaires immigré de Kairouan au IXe siècle dans la rue Talâa Kebira, sa construction correspond avec la création par la dynastie Idrisside du premier royaume musulman marocain.

En raison du manque de sources, de pertes d’archives, le contexte historique de la fondation de la Quaraouiyyne et son expansion sont peu connus.

L’on sait néanmoins que toutes les dynasties chérifiennes suivantes, conscientes du croissant rayonnement culturel international d’Al Quaraouiyine, participèrent à des travaux de restauration et d’agrandissement. Ceuc-ci prendront une ampleur encore plus importante sous la dynastie des alaouites réputés pour leur intérêt des sciences.

À partir du XIIe siècle, important la culture arabo-andalouse, de nombreux savants de l’époque, des précurseurs du soufisme, des philosophes tels Averroes et Avenpace ou le futur Pape Sylvestre II, y séjournèrent.

La mosquée, qui peut accueillir 20 000 fidèles, est interdite aux non-musulmans, mais l’on peut apercevoir par l’ouverture de vantaux les cours intérieures dallées de marbre et les deux kiosques des XVIe et XVIIe siècles, répliques de ceux de la Cour des Lions de l’Alhambra de Grenade. Accès : Talâa Kebira.

Mosquée des Andalous


Située dans le quartier des Andalous de Fès el Bali, auquel elle a donné son nom. On doit sa construction en 860 à Mariyam al Fihri, sœur de Fatima fondatrice d’Al Quaraouiyne.

Simple oratoire, elle devint progressivement une mosquée à part entière dont les limites furent dessinées par les almohades. Les mérinides ajoutèrent une fontaine dans la cour intérieure puis une bibliothèque, elle fut ensuite rénovée par Moulay Ismaïl Sultan alaouite du Maroc de 1672 à 1727.

La mosquée est connue pour son monumental portail orné de zelliges et son auvent en bois de cèdre sculpté. Un minaret blanc décoré de faïences vertes surplombe des patios de marbre et d’onyx entourant la fontaine intérieure. On accède au quartier des andalous par les tanneries de Chouara ou par Bab Ftouh.

Zaouïa et Mausolée Moulay Idriss


Située entre la Place Nejjarine et le souk Attarine, totalement insérée dans le lacis de ruelles de la médina, la Zaouïa Moulay Idriss renferme le mausolée de Moulay Idriss II, fondateur de la ville.

La bâtisse, conçue au XIVe siècle, a été maintes fois rénovée, ses murs et ses sols sont entièrement décorés de zelliges. 7 portes y donnent accès ; par celle des femmes, sur le côté gauche, on peut admirer la cour de la mosquée. La porte principale laisse deviner un plafond sculpté de bois de cèdre.

Célèbre lieu de pèlerinage, de nombreux fidèles viennent, parfois de loin, y faire des offrandes.

Les médersas


Si le terme médersa ou madrassa en arabe est aussi utilisé pour une université théologique musulmane, il désigne avant tout une école qu’elle soit laïque ou religieuse et cela quelle que soit la confession.

Médersa Bou Inania

Fondée entre 1350 et 1355 pour le Sultan mérinide Abou Inan Fares, Bou Inania, à l’époque la plus importante école de la ville, est la seule médersa de Fès comportant un minaret.

Ouverte aux non-musulmans, elle servait à l’enseignement et l’hébergement des étudiants et comme mosquée du vendredi. A ses côtés des boutiques et de vastes latrines, témoignant de son usage public, assuraient son financement.

Située dans la rue Talâa Kebira non loin de Bab Boujloud, sa porte principale ouvre sur une vaste cour pavée de marbre et d’onyx donnant accès à deux halls servant de salles d’étude et dominés de dômes en bois sculpté.

À l’étage se trouvent les cellules des étudiants auxquelles on accède par d’étroits couloirs depuis le vestibule d’entrée. Les étudiants y restaient cloitrés durant 20 jours en période d’examens. Sur la gauche de l’entrée principale se trouve une petite porte poétiquement appelée ‘’des va-nu-pieds’’, car une canalisation d’eau courante leur permettait d’accéder à la mosquée sans souiller les lieux.

À l’image des constructions mérinides, le décor de la médersa est riche. Des motifs ornementaux de l’architecture islamique en stuc, bois de cèdre sculpté, colonnes de marbre et mosaïques sont à l’honneur dans ce cadre aussi studieux que raffiné.

La médersa est un des édifices des villes musulmanes classés Centres d’Enseignement des Sciences islamiques. Ouvert tous les jours de 8 h à 18 h (19 h l’été), entrée 1 €. Accès : Talâa Kebira.

Dar Al-Magana


Située dans Talâa Kebira à côté de la medersa Bou Inania, cette maison construite en 1357 près de la kasbah Boujloud par Abou Inane abrite une horloge hydraulique à billes conçue par les artisans de Fès à l’époque mérinide et érigée durant les derniers jours de la construction de la medersa.

Cette œuvre est un véritable témoignage de l’ingéniosité des savants arabo-musulmans de l’époque. Car depuis les 5 siècles que dure son inertie, le mystère de son fonctionnement est resté entier malgré les quelques éléments architecturaux encore visibles. Des fenêtres surplombées d’arc et des portes-timbres font privilégier aux chercheurs l’hypothèse du fonctionnement d’un système d’heures inégales.

Accès : Talâa Kebira.

Synagogue Ibn Danan


Joyau de la culture juive fassie, la synagogue Abendanan a été fondée au XVIIe siècle. Cette synagogue qui passe pour être la plus ancienne de la ville, après avoir été utilisée comme prison au XVIIIe, a ensuite été réhabilitée dans ses fonctions premières et devint un des espaces privilégiés du judaïsme marocain qui comptait encore 250 000 personnes dans la première moitié du XIXe siècle.

Sa rénovation achevée en 2013, agrandie, elle est devenue une synagogue musée ouvert aux visites culturelles et touristiques.

Accès : Mellah. Grande Rue des Mérinides. Ouverture : tous les jours sauf le samedi de 9 h à 18 h. Entrée : 1 €.

Musée Nejjarine des Arts et des Métiers du Bois


Le Musée des arts et métiers du bois est situé dans un ancien caravansérail, un fondouk, lieu de négoce érigé en 1711 sous le règne du Sultan Moulay Ismail.

Inscrit au patrimoine Mondial de l’UNESCO et unique en son genre, ce musée, le premier musée privé spécialisé dans les arts et métiers du bois au Maroc, propose trois niveaux d’expositions à caractère thématique.

Aux objets domestiques : étagères, chaises de mariage, jouets ou encore coffre de différentes régions, succèdent des éléments d’architecture sculptés, d’anciens instruments de musique et des objets liturgiques.

Tous ces échantillons d’essences de bois, ces outils de menuiserie ou d’autres métiers traditionnels, ainsi que ces bois domestiques dont les fonctions sont essentiellement liées à des actes de la vie quotidienne, se caractérisent par leur sobriété et leur simplicité.

Du haut de sa terrasse, une belle vue domine la médina et les collines environnantes. On y aperçoit notamment le site des tombeaux Mérinides.

Horaires : tous les jours sauf le mardi de 10 h à 17 h. Entrée : 2 €. Accès : place Nejjarine par la rue du Grand Talâa.

Musée Dar Batha des Arts et Traditions Populaires


Conçu fin XIXe siècle, sous le règne du Sultan Moulay Hassan Ier qui souhaitait y tenir les audiences royales, ce palais de style arabo-andalou est situé à deux pas de Bab Boujloud. Il fut achevé et embelli après sa mort en 1894 par son fils et successeur Moulay Abdelaziz.

C’est dans ses murs que fut signé le traité de Protectorat entre La France et le Maroc en 1912 avant de lui trouver une vocation de musée en 1915. Il abrite des trésors de la saisissante richesse artisanale et traditionnelle Fassie.

Le musée expose des zelliges et des fers forgés, de la dinanderie, des bois sculptés et des bijoux, des broderies et des tapis. Néanmoins, son attrait majeur provient de son incroyable collection de poteries et céramiques à la belle couleur ‘’bleue de Fès’’ obtenue à partir du cobalt dont Fès s’est fait la spécialité depuis plus de 1000 ans.

Autre curiosité de ce musée, les astrolabes, instruments d’astronomie inventés durant le IIe siècle av. J.-C. par Hipparque, un savant grec. Appareil servant à déterminer les heures en fonction des astres, des savants Arabes le perfectionnèrent au Xe siècle afin de calculer les heures de prière en fonction des levers et couchers de soleil.

Accès : sur la place Batha, quelques dizaines de mètres à droite de Bab Boujloud. Ouverture : tous les jours sauf le mardi, de 8 h 30 à 12 h et de 14 h 30 à 18 h. Entrée : 1 €.

Musée des armes, Borj Nord


Le musée des armes est situé dans le Borj Nord, un fort bâti en 1588 au nord de Fès par le Sultan Ahmed Al Mansour pour surveiller et contrer les menaces étrangères.

Ce fort dont l’architecture est inspirée des forteresses portugaises du XVIe siècle était un des plus importants postes de surveillance de la ville. Aussi utilisé pour la fabrication de canons, ses quatre coins sont dotés d’autant de bastions en forme de fers de lance e sa terrasse était conçue de manière à résister au poids et aux tirs des canons.

Utilisé comme caserne puis comme prison au temps du Protectorat, le bâtiment s’est vu transformé en musée des armes en 1963.

Autrefois présentée au palais Batha, la collection d’armes qu’il présente provient en grande partie de la Makina, un arsenal fondé fin XIXe par le Sultan Moulay Hassan Ier.

Cette riche collection propose des armes allant de l’époque préhistorique aux armes de la garde personnelle d’Hassan II en passant par des colts américains et les premiers pistolets marocains du XVIIIe.

De l’arbalète à la fronde et aux pièges, des mitrailleuses aux explosifs en passant par des hallebardes et mortiers, ces centaines de pièces (1089) exposées, aux origines asiatique, européenne ou américaine, sont réparties à travers 15 salles.

Ouvert tous les jours sauf le mardi de 8 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h. Entrée : 1,50 €.

Jardin Jnane Sbil


Premier espace vert de Fès ouvert au public, le jardin Jnane Sbil, aménagé par le sultan Moulay Abadallah au XVIIIe siècle se trouve à quelques minutes de Bab Boujloud entre Fès el Jdid et la médina de Fès el Bali.

Une nombreuse variété d’espèces végétales, environ 3000, dont certaines très rares, s’épanouissent confortablement réparties en jardins thématiques bordés de vastes allées ombragées sur ces 7 hectares à l’abri du brouhaha coloré de la médina.

Poumon vert de Fès, les jardins mexicain, andalou ou ‘’des bambous’’, sont traversés par des canaux alimentés en eau par des norias. Un lac et une immense étoile à 5 branches fleuries, ancien rendez-vous des nationalistes sous le protectorat, des jets d’eau et de nombreux bassins complètent ce cadre bucolique et reposant.

Laissé à l’abandon pendant trop longtemps, la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement a financé les travaux nécessaires à sa réhabilitation. Inauguré par la Princesse Lalla Hasna en juin 2010, à la joie d’un nombreux public, il a pu rouvrir ses portes en 2011. Le parc est ouvert tous les jours de 9 h à 20 h.

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