Casablanca

Les quartiers de Casablanca, capitale économique du Maroc


La ville nouvelle

Mandaté par le Résident général Lyautey, l’architecte et paysagiste Henri Prost fera de Dar el Beïda une ville moderne à l’image de ses consœurs européennes et de son port, un pôle économique important.

La ville nouvelle hébergeait la plus grande communauté européenne du Maroc, 60 % de la population dans son centre-ville et dans les quartiers du Maârif, des Roches Noires ou de Bourgogne. Les Marocains résidaient de préférence dans la vieille médina ou dans le quartier des Habous, la nouvelle médina conçue par les Français et les bidonvilles qui commençaient à pousser à Ben M’sick et aux Carrières Centrales.

Le cœur de la ville nouvelle conçue sous le protectorat s’étendait, au niveau de l’avenue des FAR (Forces Armées Royales), au sud des quartiers Bourgogne et de la vieille médina et correspondait à l’actuel quartier Derb Omar.

Véritable laboratoire d’architecture moderne, les immeubles Art déco bâtis à partir des années 20 qui ont fait sa renommée tombent maintenant en décrépitude. De fait, le quartier, encombré de gravats et de poubelles, de rues défoncées et de cafés bruyants a vu son animation légendaire fuir vers des quartiers voisins comme Maârif.

La Médina casablancaise

Derrière les vieux remparts du XVIe siècle, se cache un enchevêtrement de ruelles, pour la plupart piétonnières et bordées de centaines d’échoppes plus ou moins artisanales. C’est une des facettes de la vieille médina : médiévale dans son authenticité et une profusion de ‘made in China’ bon marché.

Située face au port au nord-est de la ville, elle est originellement composée de trois quartiers : la médina proprement dite, le mellah et le quartier populaire de Tnaker.

De dimension modeste en comparaison de celles des villes impériales, la médina de Casa est ceinte de quatre kilomètres de murailles percées de plusieurs portes dont celle de Bal el-Marsa, la porte de la marine, qui donne directement sur le port et l’ancienne darse portugaise.

C’est la seule à avoir gardé son aspect d’origine. Bab Marrakech, édifiée rue de Goulmima au sud-ouest des remparts, en commande l’accès depuis le centre-ville.

Maârif

Ignorés par le premier plan Prost d’urbanisation, les lots de terrains achetés à la tribu arabophone des chorfas Maâroufis, qui constitueront le futur quartier Maârif, formeront dès 1912 un village habité principalement par des Européens.

Celui-ci regroupera une population d’ouvriers et d’employés.aux conditions modestes : Grecs, Arméniens, Portugais, Slaves aussi auxquels s’ajouteront dans les années trente des émigrés d’origine oranaise, espagnole…

Après l’installation de compagnies d’autobus et des tramways, ce sont des fonctionnaires et des commerçants français venant de métropole qui s’y installeront à leur tour. Les Marocains habitaient plutôt en périphérie dans l’actuel quartier Derb Ghallef.

Devenu l’endroit le plus animé et le plus fréquenté de la ville, Maârif s’est converti en un quartier d’affaires moderne, de commerces chics et d’enseignes de mode. Quartier aussi festif, on y trouve de nombreux restaurants occidentaux, des bars, des discothèques et boîtes de nuit à la mode.

Laissant présumer que l’on pourrait être dans n’importe quelle mégalopole du monde, les Twin Center, les tours jumelles de Casa, de leur 115 m de hauteur servent de phare au quartier tout en en offrant un splendide panorama.

Au carrefour des boulevards Zerktouni et Al-Massira Al-Khadra, l’édifice de 28 étages héberge un centre commercial composé de différentes boutiques et d’un supermarché répartis sur cinq niveaux ainsi que 93 000 m² de bureaux.

Inauguré en 1998 le Twin Center fut jusqu’à l’implantation du Morocco Mall dans la ville en 2011, le plus grand centre commercial d’Afrique.

Nouvelle Médina. Quartier des Habous

Construite sous le protectorat à partir années 1920, elle a été conçue, dans le cadre du plan d’urbanisme voulu par le général Lyautey et dirigé par l’architecte français Henri Prost, comme une médina traditionnelle. Elle accueillit d’abord une population rurale venant de tout le Maroc.

Proposant aussi bien des mosquées, des hammams, des souks, des kissariat que des foundouks autour de petites places et de rues piétonnes dégagées lui donnant un air provençal, son charme a rapidement conquis une population marocaine relativement aisée.

La nouvelle médina regroupe de nombreuses arcades commerçantes offrant un vaste choix de produits artisanaux provenant de tout le Maroc : poteries, dinanderie, tapis, théières, cuir, mobilier traditionnel en bois…auxquels s’ajoutent beaucoup de brocantes.

Le Palais Royal, construit par les frères Pertuzio, se situe au nord-est du quartier des Habous. Édifié au début des années 20, il enferme de magnifiques jardins méditerranéens dessinés par Forestier en 1916.

Tout proche, le Makhama du Pacha, bâti après guerre, servait à la fois de tribunal et de salle de réception à l’usage du Pacha de Casablanca. Les nombreuses salles arborent toutes sortes de motifs décoratifs propres à l’architecture hispano-mauresque. Aujourd’hui, le Makhama abrite la préfecture du Méchouar.

Derb Ghallef

Jouxtant les quartiers de Maârif et des Habous, c’est le quartier de la joutia, un peu l’équivalent d’un marché aux puces.
On y trouve de tout, marché informel, les pièces électroniques et appareils multimédias y abondent auprès de produits manufacturés et de contrefaçons, de meubles, de vêtements, à des prix généralement abordables pour une grande partie des visiteurs.

Aïn Diab

Aïn Diab, la source aux loups, s’étend au sud-ouest de la ville entre le marabout Sidi Abderrahman et le quartier d’Anfa.

La pointe rocheuse du boulevard de la Corniche y sépare les plages de Lalla Meryem et d’Aïn Diab. Cette dernière, longue de 2 kilomètres, s’étire jusqu’au marabout de l’îlot rocheux Sidi Abderrahman.

Un peu plus au sud-ouest, entre les plages Aïn Diab et Madame Choual, se trouve le Morocco Mall. Inauguré en 2011, ce gigantesque centre commercial, le plus grand d’Afrique, propose 250 000 m² consacrés aux loisirs, à la restauration et offre une vitrine de grandes enseignes.

Nous y découvrons également le 3e plus grand aquarium mondial et l’une des plus grandes fontaines musicales au monde.

Visites et monuments de Casablanca


Grande Mosquée Hassan II

Véritable bijou d’architecture islamique, son minaret atteignant les 200 mètres de hauteur, et sa superficie de 20 000 m2 lui confèrent le titre, au moment de sa construction, de troisième plus grande mosquée du monde après celles de La Mecque et Médine.

En partie érigée sur l’océan Atlantique, aménagée sur une superficie totale de neuf hectares, elle comporte une grande salle de prières pouvant accueillir jusqu’à 25 000 fidèles, 76 piliers de granit soutiennent ce chef d’œuvre.

La vaste esplanade qui entoure la mosquée peut recevoir 80 000 fidèles supplémentaires. Une médiathèque, une Académie des arts traditionnels ainsi qu’une école coranique complètent l’ensemble.Les bassins d’ablutions ont été aménagés au sous-sol de l’édifice.

Alliant les techniques les plus modernes à l’architecture marocaine traditionnelle et l’artisanat local, elle a été conçue par l’architecte français Michel Pinseau et réalisée par l’entreprise Bouygues. La construction débuta en 1986 pour s’achever en 1993. Elle aura mobilisé environ 3500 artisans et ouvriers.

Parmi les techniques modernes utilisées: un toit ouvrant sur rail permettant, selon les vœux du défunt monarque, de joindre l’Air aux trois autres éléments, un ascenseur pour accéder à l’étage réservé aux femmes, un système de chauffage par le sol et des portes en titane à ouverture verticale, montées sur des vérins.

Pour ces dernières, les artisans ont sculpté pas moins de 53 000 m² de bois, fabriqué et assemblé 10 000 m² de zellige.

Accès : la mosquée est située entre les extrémités des boulevards de la Corniche, Moulay Youssef et Sidi Mohammed Ben Abdallah. Transports en commun au départ de la gare Casa Voyageurs. Compter de 40 min à 50 min de trajet.

Visites : tous les jours de 8 h à 17 h. Entrée : 10 €.

Musée du Judaïsme marocain

Dans le quartier de l’Oasis à l’intérieur d’un ancien orphelinat destiné à la protection des enfants juifs, le musée du Judaïsme marocain est géré par la Fondation du Patrimoine Culturel Judéo-Marocain.

Le musée comporte 4 salles dont l’une d’elles est utilisée pour des expositions temporaires. Les trois autres sont consacrées au rôle important joué par la communauté hébraïque au Maroc depuis des temps reculés. De nombreux bijoux, des objets traditionnels de la vie religieuse ou du quotidien, du mobilier spécifique à la communauté y sont mis en valeur.

Adresse : 81, rue Chasseur Jules Gros.

Horaires : du lundi au vendredi de 10 h à 17 h. Fermé samedi, dimanche et fêtes juives.

Entrée : 2,50 €, visites guidées : 4 €.

Musée Abderrahman Slaoui

Industriel, esthète et humaniste, véritable découvreur de trésors, Abderrahaman Slaoui constituera tout au long de sa vie une collection de bijoux anciens.

Après son décès en 2001, la Fondation ouvrira ce musée éponyme dans une demeure des années 40 au cœur du Casablanca historique, juste au sud de la vieille médina, à quelques dizaines de mètres du Boulevard de Bordeaux et de l’Avenue des FAR.

Dans les salles du musée dédiées à la collection privée de Si Abderrahman, nous découvrons une collection unique de bijoux traditionnels, des affiches orientalistes anciennes, des enluminures ou encore des coffrets en cristal de Bohême.

Au dernier étage, le Café du Musée propose une salle de lecture tout en sirotant un verre de thé. Il peut aussi s’y organiser des cocktails et des conférences.

Accès : 12 rue du Parc. Tramway : arrêt Mohammed V.

Horaires : du mardi au samedi de 10 h à 18 h à l’exception des différentes fêtes de l’Aïd.

Entrée : 3 €, tarif réduit à 1 € pour enfants et étudiants.

Le Parc de la Ligue Arabe

Autrefois appelé Parc Lyautey, le parc, traversé par une vaste allée de palmiers, a été dessiné en 1918. Il est agrémenté de nombreuses plantes exotiques provenant d’Australie et d’Asie, comme des hibiscus, des yuccas ou des variétés de palmiers inconnues au Maghreb.

Dans les parages du parc, rue d’Alger, l’église du Sacré-Cœur fut érigée en 1930 dans un style Art déco.

Le marché central

À la lisière de la vieille médina et du Derb Omar, sous les arcades blanches surmontées d’azulejos de ce marché en partie couvert, vous aurez droit à un véritable festival d’odeurs et de couleurs.

Tout frais pêchés, les fruits de mer et poissons encombrent agréablement les étals. Des fleurs, des viandes, des pyramides bien ordonnées de fruits et de légumes, d’épices aussi diverses que colorées exacerbent les sens dans une joyeuse cacophonie.
N’hésitez pas à y faire quelques achats afin de les faire cuire à faible coût dans une des gargotes voisines …

Accès : boulevard Mohammed V. Tramway Imajkazin. Arrêt 116.

Horaires : tous les jours sauf fériés de 7 h à 15 h.


Mohammedia

C’est en juin 1960, à l’occasion de la pose de la première pierre de la construction de la raffinerie Samir, que la petite cité portuaire de Fedala fut rebaptisée Mohammedia en l’honneur du Roi Mohammed V, symbole de l’indépendance marocaine. Devenu un pôle industriel majeur, son port est le principal port pétrolier du Maroc.

De l’indépendance aux années 1980, située à seulement 25 km au nord-est de Casablanca, dotée d’un casino, fermé depuis, d’une marina, d’un golf royal, d’un champ de courses, de grands hôtels, de restaurants, Mohammedia était essentiellement une station balnéaire très fréquentée par les européens de Casablanca.

Au nord-est de Mohammedia se succèdent plusieurs plages dont certaines comme Mannesman ou Port Blondin, servirent au débarquement des alliés en Afrique du Nord en 1942.

Les autres qui ont pour noms Yasmina, Santa Monica, La Siesta ou encore Les Sablettes, sont particulièrement propices à la pratique du surf et la ville est dotée d’une base nautique.

Plusieurs festivals se déroulent dans les murs de la ville : le Festival international du court métrage en avril, le Festival des fleurs en juin ainsi que le Festival international de Mohammedia qui propose des activités culturelles, des campagnes de sensibilisation à l’environnement et des concerts entre fin juillet et début août.

Dotée d’un centre culturel français, la ville est aussi pourvue de clubs d’équitation, d’un circuit de karting et d’un club de tir au vol.

Mohammédia est reliée à Casablanca par le train et par une autoroute, elle est de plus desservie par de nombreuses compagnies privées ou nationales d’autobus.

El Jadida

À 80 km au sud-ouest de Casablanca, l’ancienne Mazagan fondée par les Portugais, conserve toujours ses remparts et leurs bastions, témoins de cette architecture militaire portugaise de la Renaissance, dominant l’océan Atlantique.

La ville fut rebaptisée El Jadida, ‘’la Nouvelle’’, par le sultan alaouite Mohammed Ben Abdallah lorsqu’il la reprit aux Portugais en 1769.

La médina

Protégée par des remparts surmontés de bastions dont quatre ont été restaurés au XIXe siècle. Le bastion de l’Ange conserve toujours ses canons pointés vers l’océan. La vieille ville présente des maisons blanches dont les beaux balcons en ferronnerie soulignent l’influence portugaise.

À côté de la vieille église de l’Assomption se trouve une mosquée dont le minaret a été édifié sur les ruines d’une ancienne tour de guet à 5 pans.

Pour avoir une vue d’ensemble de la ville et un panorama sur l’océan, le mieux est de parcourir le chemin de ronde reliant entre eux les bastions.

La vieille forteresse enferme la ‘citerne portugaise’, un ancien dépôt d’armes transformé en 1541 en une énorme citerne alimentée par les eaux de pluie. Celle-ci de par l’éclairage sur son architecture, 25 piliers assemblés en clé de voûte, associés aux jeux de lumière se reflétant dans l’eau, séduit un grand nombre de photographes.

Le Haras National d’El Jadida

Construit par le maréchal Lyautey en 1913, c’est le plus ancien des haras marocains. Ayant à l’origine une vocation purement militaire, il a intégré le giron civil du Ministère de l’Agriculture en 1946.

Réaménagé en 2014, le haras abras abrite plusieurs dizaines de box, une cinquantaine de stalles, une sellerie et une forge, une menuiserie et un centre équestre. Il est aussi un lieu de formations générales pour la filière équine.

Accès : El Jadida est reliée par le train à Casablanca : 1 h 20 de trajet et à Marrakech : 5 h 10, ainsi que par plusieurs liaisons quotidiennes en autocar avec les deux villes. Sans oublier les taxis collectifs.

Oualidia

Station balnéaire de charme très prisé, sa plage est séparée des rouleaux atlantiques par une lagune. Oualidia est située à 80 km au sud d’El Jadida ou à 160 km de Casablanca.

Si la plage de la lagune est propice à la pratique du surf, elle est néanmoins sujette aux marées. Une vigilance aux courants est donc de mise malgré la surveillance d’un maître-nageur en été. La plage hors lagune est déconseillée pour sa dangerosité.
Ce qui fait aussi la renommée de cette petite station sympathique, ce sont ses fruits de mer et tout particulièrement ses huîtres élevées dans la lagune.

Liaisons quotidiennes en bus et grands taxis collectifs pour Safi et El Jadida.

Azzemour

Azemmour est une petite ville dont la belle médina aux maisons blanches surplombe l’embouchure de l’oued Oum Er-Rabia, à 17 km au nord d’El Jadida et 80 au sud-ouest de Casablanca.

Encore à l’abri du tourisme de masse, sa médina typique et préservée propose une balade tranquille, hors du temps, dans ses étroites ruelles bordées d’échoppes artisanales.

Entièrement ceinte de remparts parcourus d’un chemin de ronde, plusieurs monuments historiques, bastions, portes, mosquées, hammams ainsi que de grandes maisons traditionnelles aux réminiscences d’architecture portugaise blotties le long de l’Oum Er-Rabia, rappellent un passé qui fut un temps glorieux.

Dans son ancien mellah subsiste toujours une petite synagogue reconnaissable à ses inscriptions en hébreu qui à l’instar de quelques étoiles de David sculptées sur les portes du mellah, rappellent la présence d’une importante communauté juive dans la ville.

Néanmoins de nombreux bâtiments et édifices historiques comme la Capitainerie, des bordjs (anciens fortins portugais), Dar El Kadi, ou Dar El Baroud, la maison de la poudre, désaffectés commencent à se dégrader.

À deux kilomètres d’Azzemour, El Houzia propose une vaste plage très prisée des amateurs de surf, de planche à voile ou encore de bodyboard.

Pour la petite anecdote, un de ses habitants, vendu comme esclave vers 1503 et rebaptisé Estevanico, est un des quatre rescapés de l’expédition Navaez qui s’échoua sur les côtes de Floride. Il fut ensuite le premier, en tant qu’éclaireur des Conquistadores, à traverser et découvrir l’Arizona et le Nouveau-Mexique avant d’être tué par les indiens Zuni à Cibola, l’une des mythiques sept cités d’or, en 1539.

Accès : nombreuses liaisons quotidiennes en train ou en bus avec El Jadida et Casablanca.



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