Palmeraie de Tinghir

Palmeraie de Tinghir, luxuriante et belle

Cette généreuse et luxuriante palmeraie s’étend sur environ 30 km, des Gorges du Todra jusqu’à Ferkla, à mi-chemin entre Tinghir et Tinejdad. Elle est, sans doute, une des plus belles palmeraies du royaume.

Abondamment irriguée par un réseau de canalisations que l’on appelle seguias, elle est alimentée par l’oued Todra qui la parcourt ainsi que par la nappe phréatique présente à quelques mètres de profondeur.

Véritable oasis de fraîcheur durant les chaudes journées d’été, on y trouve en plus des innombrables palmiers, des arbres fruitiers tels que pommiers, poiriers, grenadiers, figuiers, amandiers, pêchers.

Chaque parcelle est entretenue avec soins et on y cultive maïs, menthe, courges et luzerne. C’est un véritable bonheur de pouvoir s’y promener, il est possible de rejoindre les Gorges à pied ou à vélo en passant par ce jardin d’Eden.

Depuis sa source qui jaillit de la roche dans les gorges du Todra, l’eau de la rivière est répartie tout au long de la palmeraie au moyen de canaux d’irrigation sur lesquels les habitants de la vallée du Todra veillent attentivement et cela notamment pendant les chaleurs caniculaires.

Vie de la palmeraie

Répartition de l’eau dans la vallée du Todra

Mais son débit est capricieux et parfois insuffisant pour alimenter toutes les cultures pendant les périodes de sécheresse. La nécessité d’un système communautaire juste de répartition de l’eau s’est peu à peu instituée au fil du temps et des guerres tribales afin que la rivière puisse donner vie à toute la palmeraie.

Chaque tribu forme une unité territoriale contrôlant les parcelles de cultures qu’elle peut cultiver et défendre. Ces parcelles sont échelonnées tout au long de la vallée du Todra.

De même, chaque tribu dispose d’une autorité de l’eau, ‘un Amghar’, qui doté de la confiance et du respect de toutes les familles formant la tribu, veille avec soin, aidé en cela d’un auxiliaire choisi par lui-même, au bon fonctionnement et au juste acheminement de l’eau des rigoles. Il a le pouvoir d’administrer des amendes pour le non-respect de la coutume.

La mise en place et l’entretien des seguias sont à la charge de chaque tribu. L’eau est donc canalisée dans une séguia principale tout au long de la palmeraie puis acheminée par des canaux secondaires jusqu’aux parcelles à irriguer. Autrefois construits en troncs de palmiers, les seguias sont à présent en béton. Ces parcelles sont alimentées pratiquement toute l’année et assurent la subsistance de bien des familles.

À une époque, il existait plusieurs méthodes afin de calculer le temps d’irrigation. Cela pouvait être le temps écoulé entre 2 prières ; ou bien la course de l’ombre faite par un palmier.

Mais le moyen le plus sûr et communément adopté, fut le ‘tanast’, mot berbère ou clepsydre en grec, horloge hydraulique constituée d’un bol en bois percé d’un petit trou. Le bol est placé dans un récipient contenant de l’eau. Il se remplit lentement, puis coule.

Cet intervalle de temps est une unité de mesure qui reproduit un certain nombre de fois défini au départ, donne le temps précis accordé à l’irrigation. Ce système permet aussi d’alimenter les champs autant le jour que la nuit afin de pallier la forte évaporation diurne.

Lorsque l’on se promène dans la palmeraie, surtout en été, on remarque que cette méthode de répartition de l’eau du Todra est partagée de 3 manières différentes. Il y a les villages les plus près des gorges donc de la source qui sont, eux, pratiquement hors coutume. Ils disposent de l’eau toute proche et ont peu de parcelles cultivables.

Par contre, les villages situés plus en aval au milieu de la vallée sont soumis à la règle. Par exemple le douar (village) d’Imzin dispose de 6 jours d’irrigation par mois, puis Ighourtane 4 jours, Afanour 2 jours, Haloul/Ilgane 1 jour, Taghmaste 6 jours.

Si nous faisons le compte, c’est donc 21 jours en tout. Les jours restants vont aux villages en bas de la vallée. Principalement, Aït M’hamed, Amzaourou et El Hart.

Ils reçoivent la précieuse source de vie pendant de longues périodes en hiver, notamment pendant le fameux Moussem d’El Hart et son souk aux dromadaires qui a lieu tous les ans un peu avant l’Aïd el Kebir.

Ce système communautaire de gestion de l’eau est à présent bien établi. Cela ne fut pas toujours le cas. Il y a peu, dans les années 70, des conflits mouvementés entre les villages du milieu et ceux du bas de la vallée firent une demi-douzaine de victimes!

Pour la palmeraie comme pour les hommes, l’eau maîtrisée est le lien indispensable à un écosystème harmonieux et fécond. Cette eau qui s’échappe de la roche et qui serpente fièrement tout au long de la vallée, c’est la vie qui s’écoule. C’est l’image aussi du travail des hommes afin de domestiquer les éléments.

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