Côte atlantique marocaine

Côte atlantique marocaine, de Tanger à Essaouira

Cette partie du littoral atlantique marocain se parcourt aisément. L’autoroute A1 le longe presque intimement sur 440 km de Tanger à El Jadida. Passé El Jadida, c’est une pittoresque route, la R301 qui prend le relais jusqu’à Safi via Oualidia. Celle-ci longe ensuite l’océan à travers le pays Chiama et les premiers contreforts de l’Atlas occidental jusqu’à Essaouira.

Tanger

Ville cosmopolite aux portes du détroit de Gibraltar et de la Méditerranée, Tanger possède au sud du Cap Spartel une façade atlantique pourvue de belles plages.

Cap Spartel

Situé au sud du détroit à 14 km à l’ouest de Tanger, le cap Spartel est un promontoire rocheux s’élevant à 315 m au-dessus des eaux de l’océan Atlantique dont les vagues ont creusé de nombreuses grottes.

Au pied du cap, les plages Sol et Ba Kacem entourent une petite lagune formant une minuscule mer intérieure. La plage Sol est un des spots de surf réputés des environs de Tanger. Située à côté d’Achakkar, la plage de Ba Kacem bénéficie d’un pavillon bleu. Quant à la plage d’Achakkar elle s’étire sur quelques centaines de mètres vers le sud et les grottes d’Hercule.

Grottes d’Hercule

Cavernes naturelles creusées par les eaux de l’océan, les grottes d’Hercules se trouvent à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de Tanger. C’est là que se situeraient les mythiques Jardins des Hespérides synonymes de la 11e tâche d’Hercule.

Les lieux, un peu encombrés d’étalages pour touristes, sont devenus une promenade privilégiée des Tangérois qui viennent y admirer les couchers de soleil sur l’océan.

Au pied des grottes d’Hercule, au sud, la plage de Sidi Kacem propose plusieurs centaines de mètres de sable fin et doré.

Asilah

Charmante station balnéaire avec une petite médina aux maisons blanches.
La plage d’Asilah se déploie au nord en prolongement du port, à quelques minutes à pied du centre-ville.

Larache

La médina, entourée d’imposants remparts, surplombe l’océan et le port de pêche.

La place du souk Es-Sghir, petit marché permanent, est le lieu le plus animé de la médina. Tandis que la place de Libération est le lieu des rendez-vous.

Plage immense et très fréquentée en été mais souvent assez sale, elle est bordée de petits cafés restaurants.

Moulay Bousselham

A une quarantaine de kilomètres au sud de Larache, Moulay Bousselham est un village en bord d’océan dont les hauteurs offrent un beau panorama.

La plage de Moulay Bousselhma est située au sud de la ville. Les courants peuvent rendre la baignade dangereuse, même à marée basse.

Mehdia-Plage

Située à une quarantaine de kilomètres au nord de Rabat et à proximité de la ville de Kenitra, Mehdia a toutes les qualités d’une agréable station balnéaire de plus en plus fréquentée par des familles marocaines les week-ends et durant la saison estivale.

Si Kenitra seulement est une ville industrielle sans grand intérêt, Mehdia est pourvue d’un pittoresque port de pêche installé à l’embouchure de l’oued Sebou et de vastes plages sur lesquelles, à la grande satisfaction des surfeurs, se déploient de magnifiques rouleaux océaniques. Rouleaux qui paraît-il, ont fait de Mehdia le berceau du surf au Maroc.

La plage de Mehdia s’étend au sud de l’embouchure du Sebou en bordant la ville alors qu’au nord l’immense étendue sableuse d’Ouled Berjal s’étale sur une quinzaine de kilomètres.

Tout à côté on trouve la réserve naturelle du lac Sidi Boughaba bordée d’une forêt d’eucalyptus et de genévriers rouges, refuge de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs.

Rabat / Salé et Casablanca / Mohammedia

Distants l’un de l’autre d’à peine 50 km, ces deux sites sont les grands centres urbains de cette partie du littoral atlantique marocain.

De part et d’autre de l’embouchure de l’oued Bouregreg, les médinas de Rabat et de Salé dominent l’océan. Si de petites plages bordent les deux rives à l’entrée de l’oued, le reste du littoral des deux cités corsaires est rocheux et pourvu de falaises basses.

C’est en filant au sud vers Casablanca que l’on trouvera des plages : à Temara, Skhirat, Bouznika, Mohammedia.

Quant à la mégalopole de Casablanca, plusieurs plages parsèment ses rivages. Comme celles de Zenata et Sebaa au nord-est. Au sud-ouest s’étalent deux plages séparées par la pointe de la Corniche, les plages de Lalla Meryem et d’Aïn Diab et plus loin celle de Madame Choual.

Azemmour

Encore préservée d’un tourisme de masse, la médina aux maisons blanches d’Azemmour, ceinte de remparts érigés par les Portugais au XVIe siècle, surplombe l’embouchure de l’Oum Er-Rbia, à 80 km au sud de Casablanca.

Ville autrefois coquette, les vestiges islamiques, juifs et portugais de son passé : mellah, bordjs, ‘Dar El Kadi’, citadelle portugaise, passages couverts et arcades de la médina, ont tendance à se délabrer par manque d’entretien. Néanmoins, une promenade dans la tranquillité de ses ruelles étroites et blanches y reste agréable.

À 2 km d’Azemmour, la plage d’El Haouzia est un spot très prisé des amateurs de surf, de bodyboard ou encore de planche à voile.

El Jadida

L’ancienne Mazagan, qualifiée de ‘’Deauville du Maroc’’ par le maréchal Lyautey, a su préserver un patrimoine hérité de la domination portugaise.

Dominant le port, la vieille ville est entourée de remparts encadrés par quatre bastions tous restaurés au XIXe siècle. El Jadida est connu dans tout le Maroc pour son haras qui bâtit en 1913 sous le protectorat français, est le plus ancien des haras marocains.

La plage d’El Jadida se trouve en prolongement du port, au sud-est. Port de pêche important, il accueille aussi des bateaux de plaisance et des infrastructures de sports nautiques.

À terme, cette partie du littoral qui court jusqu’à la plage d’El Haouzia située à une quinzaine de km au nord à côté d’Azemmour, devrait devenir une immense station balnéaire… hôtels, golf, casinos sont au programme.

Oualidia

Agréable petite station balnéaire située à peu près à égale distance d’El Jadida et Safi, Oualidia est aussi bien réputée pour ses huîtres que par sa lagune ouverte sur l’océan et les plages qui la bordent.

Mais attention, si les eaux de la lagune semblent calmes, elles sont néanmoins soumises à l’influence des marées et à de forts courants… et l’eau est froide ! En été, un maître-nageur pourvu d’un zodiac surveille la lagune qui peut aussi être un endroit idéal pour les surfeurs débutants.

Plusieurs plages s’étendent au sud de la ville à proximité de la route R301 en direction de Safi : la Grande Plage, la plage Sidi Karam Addaif, Ayiir Beach, puis plus loin celle du cap Beddouza.

Safi

La réputation de la ville tient de son artisanat de la céramique.

La médina est le quartier le plus ancien de la ville, où la rue du Souk, très animée et colorée, est bordée d’échoppes et de petits ateliers artisanaux.

La plage de Safi, aménagé en site touristique, s’étend au nord du port au pied de la falaise de Sidi Bouzid.

D’Essaouira aux côtes sahariennes

Sur ses 1 300 km de côtes, souvent sauvages, le littoral atlantique sud-marocain, d’Essaouira à Dakhla, offre autant de paysages contrastés.

Cet itinéraire plongeant vers l’aventure du grand sud jusqu’à la frontière mauritanienne est une suite de longues et merveilleuses plages de sable blanc entrecoupées de falaises abruptes.

Essaouira, l’ancienne Mogador

Première étape sur ce long parcours, Essaouira, l’ex Mogador se situe à la frontière des tribus Chiadma, arabophones, et des Haha, berbérophones du sud habitant les premiers versants de l’Anti-Atlas.

Mêlés aux Gnaoua, ces descendants d’esclaves africains et à l’ancienne et importante communauté juive qui y résidaient, ils ont fait de cette belle cité portuaire chargée d’histoire une ville multiculturelle.

Sa douceur, sa vieille médina aux souks colorés et son port ont toujours attiré et inspiré de nombreux artistes. Peintres, musiciens, artisans, sculpteurs ont puisé dans ses ruelles animées leurs créativités.

Grâce à ces grandes activités artistiques, la ville héberge un nombre impressionnant de galeries d’art, de musées, d’ateliers artisanaux, de festivals qui font de cette ville un pôle culturel incontournable et unique au Maroc.

Ses longues plages, sur lesquelles souffle le Taros, ce fort vent d’ouest de la région, son taux d’ensoleillement conjugué à une chaleur constante lui ont permis de devenir une station balnéaire florissante, un spot de surf mondialement connu sans pour cela avoir renier son activité de pêche traditionnelle.

Sidi Kaouki

La côte océane, les thuyas et les champs d’arganiers des premiers contreforts de l’Atlas bordent la route qui plonge vers le sud en traversant le pays Haha.

Passant près de la célèbre et mythique plage de Sidi Kaouki, un peu à l’écart de l’axe routier. Ce petit paradis pour surfeurs et véliplanchistes, avec sa belle plage venteuse aux forts courants marins est, au fil des années devenue un des spots de sports nautiques le plus côté du littoral sud marocain.

De Sidi Kaouki à Agadir

À partir du Cap Tafelney et son petit village de pêcheurs, un itinéraire pittoresque sinue le long d’une côte encore sauvage en passant par la petite ville de Tamri jusqu’à Agadir, bordée par les senteurs océanes et toujours les champs d’arganiers.

Ce périple entre mer et montagne traverse plusieurs célèbres spots de surf et planche à voile. Taghazout, Tamrhakh, Aourir, d’où l’on peut aller à la découverte de petites vallées cachées dans les contreforts de l’Atlas et aux cascades d’Immouzer.

Agadir

Son port de pêche moderne et performant est un des plus grands du Maroc. La marina, sa longue plage de sable fin, longée par une belle promenade, ses 300 jours d’ensoleillement annuel en font une des stations balnéaires marocaines appréciées.

Reconstruite après le terrible séisme qui la ravagea en 1960, elle ne présente plus vraiment l’aspect typique d’une ville marocaine, mais elle a su développer un centre-ville dynamique contenant de nombreux espaces verts et musées.

La capitale du Souss est donc devenue une cité portuaire dont les activités sont essentiellement et résolument tournées vers la mer et les sports nautiques.

Tiznit et Aglou plage

Au sud d’Agadir, une petite plaine côtière bordant l’océan héberge à l’embouchure de l’oued Massa, avant d’arriver à la petite ville de Tiznit et le parc National du Souss Massa. Un nombre conséquent d’espèces d’oiseaux y trouvent refuge en bordure du littoral.

Tiznit est une petite ville ceinte d’un vaste rempart ocre long de 5 km. De là, on peut rejoindre la plage d’Aglou, aussi spot de surf connu, mais la baignade s’y avère risquée à cause des forts courants marins qui agitent ses eaux.

Depuis Aglou la route côtière reprend son droit dans des paysages toujours variés, serpentant entre l’océan et l’Anti-Atlas. Elle passe par Mirleft. Cette charmante bourgade est constituée d’une artère principale aux bords de laquelle des arcades abritent, boutiques, cafés et restaurants traditionnels, boutiques d’artisanat local.

Ne pas manquer son vieux fort militaire, d’où depuis sa hauteur on peut admirer la ville et les alentours. Également les plages entrecoupées de criques et falaises abruptes attirent tant les surfeurs, malgré les forts courants marins, que les amateurs de pêche.

Cet ensemble a fait de ce petit village naguère isolé une station balnéaire de plus en plus prisée.

Sidi Ifni, un air espagnol

Longeant toujours l’Atlantique, un pittoresque itinéraire nous embarque jusqu’à Sidi Ifni, ancienne enclave espagnole jusqu’en 1969, juchée sur une grande falaise. Cette cité au charme espagnol, avec ses longues plages de sable fin et ses hautes vagues, en fait aussi un spot de surf recherché.

Sidi Ifni est un point de départ idéal pour rallier et visiter les petits villages berbères environnants. Sa promenade en bord de mer permet de guetter les bateaux revenant de leurs traques maritimes quotidiennes, leur retour animant très vite le petit port et le reste de la ville.

La côte saharienne

La route poursuit sa descente vers le sud et Tan-Tan, en passant par le pittoresque port de pêche de Sidi Ouazik, puis continue son chemin en longeant la côte appelée ‘’Plage Blanche’’ pour arriver à El Ouatia.

Situé à 20 km de Tan-Tan, ce petit port sardinier vous accueille avec une magnifique sculpture représentant une ronde de requins. Très belle plage sur ce périple vers le sud, de laquelle on peut par moments entrevoir les iles Canaries, relativement proches.

Maintenant, commence vraiment l’aventure vers le grand sud du littoral atlantique, vers les provinces sahariennes, paysages entrecoupés d’ergs et de regs jusqu’à Tarfaya.

Sur cet itinéraire, comme pour nous, une halte s’impose pour visiter la lagune de Naila, un peu au sud de Sidi Akhfemir, où des pêcheurs équilibristes lancent leurs matériels de pêche depuis de très hautes falaises.

La lagune de Naila est une réserve naturelle dans laquelle on peut se promener uniquement à pied ou en barque. Elle se situe à l’intérieur d’un vaste cordon lagunaire abritant Flamands roses, échassiers et migrateurs divers. Un agréable endroit de fraîcheur après la sècheresse de la route.

Les provinces sahariennes

Après Tarfaya, c’est enfin l’entrée dans les provinces sahariennes, où l’immensité du désert commence à se faire sentir. La route nous mène à Laâyoune sans toutefois complètement longer l’océan, devenu à la fois désertique de villages et d’habitations.

De Laâyoune à Dakhla, l’ancienne ‘’Villa Cisneros’’ des Espagnols, il y a 500 km de bitume le long de cet océan aux multiples visages.

Trajet ponctué de quelques villages de ports côtiers avant d’arriver à la presqu’ile de Rio De Oro qui abrite la ville de Dakhla, autre ville marocaine mondialement connue des surfeurs et des amateurs de musiques du monde avec son célèbre festival qui a lieu au printemps chaque année.

Mais aussi ville de garnison avant un éventuel périple vers la proche Mauritanie et encore plus loin au sud vers l’Afrique Noire. Ce sont toutes ces diversités qui donnent un charme indéniable à la côte atlantique.

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