Jardin Majorelle

Visite du Jardin Majorelle à Marrakech

Parmi les 300 variétés de plantes qui offrent leurs beautés au public, il se distingue des collections de cactus, de bananiers…
Des palmiers forment une oasis de fraîcheur au sud de cet ensemble bucolique. À l’ouest du jardin, une magnifique bambouseraie se découvre au bout d’une allée sinueuse.

Plantes rares originaires des savanes sèches et des déserts, les aloès ont une allée qui leur est dédiée.

La promenade au fil des allées fait suivre des chemins d’eau où le bleu domine, l’on y contemple des bassins dans lesquels flottent nénuphars et lotus.

Fort nombreux, les bulbuls des jardins accueillent les visiteurs de leurs chants. Ils voisinent dans ce havre protégé de verdure avec des moineaux, tout aussi nombreux, des rouges-gorges, des mésanges, des fauvettes ou des gobe-mouches gris. Grappilleurs des allées, tourterelles et pigeons ne sont pas en reste côtoyant cigognes et faucons crécerelles.

Le musée berbère

Suite à la reconnaissance de la culture amazighe dans la nouvelle constitution marocaine en 2011, le Jardin Majorelle finalise ce projet longuement mûri par ces deux amoureux de la culture berbère en ouvrant le musée au public.

Installé dans l’atelier conçu par Paul Sinoir, le musée berbère est ainsi inauguré en décembre 2011 par le ministre de la Culture française de l’époque : Frédéric Mitterrand.

La maison dans laquelle vivait Yves Saint-Laurent, décédé en 2008, est labellisée, portant le nom de ‘’Maison des Illustres’’ et ses cendres dispersées dans la roseraie de la Villa Oasis. Un mémorial sous forme de colonne romaine symbolise sa présence dans le jardin.

Outre la collection Yves Saint Laurent, le musée est axé sur trois thèmes de la culture amazighe :

La vie domestique et le savoir-faire attestant de la maîtrise artisanale berbère à travers les objets domestiques du quotidien, de fêtes ou de rituels.

Les parures et bijoux soulignant l’appartenance tribale et le statut des femmes qui les portent ainsi que le travail des artisans bijoutiers berbères.

Les costumes et l’apparat qui ont une importance primordiale pour les tamazights. Armes, vêtements, tissage, parures de portes décorées des maisons montrent le rang social de chacun avec des motifs et des couleurs propres à chaque groupe tribal.

Informations

Le jardin Majorelle est ouvert toute l’année, Avenue Yacoub El Mansour et Rue Yves Saint Laurent.

Avec 600 000 visiteurs annuels, le jardin Majorelle, devenu Fondation Jardin Majorelle, est un des sites les plus visités de Marrakech et du Maroc.

Horaires d’ouverture :

  • 1er octobre au 30 avril : 8 h à 17 h 30.
  • 1er mai au 30 septembre : 8 h à 18 h.
  • Mois de ramadan : 9 h à 17 h.
  • Le jardin et le musée sont accessibles aux handicapés.

    Tarifs

  • Jardin : 70 Dh
  • Musée : 30 Dh
  • Tarifs réduits :

    Etudiants universitaires marocains et étrangers : 35 Dh pour le jardin seulement sur présentation de la carte.

    Entrée gratuite pour le jardin et le musée : Enfants de moins de 9 ans accompagnés.

    Histoire de Jacques Majorelle, peintre explorateur

    Jacques Majorelle est né à la toute fin du XIXe en 1886. Il entreprend très tôt, après trois années d’études d’architecture et une formation à l’École des Beaux-arts, de nombreux voyages dont un, le conduit en Égypte. C’est de la rencontre avec ce pays où il reste quatre ans que naît sa passion pour la culture arabo-musulmane.

    Le Maroc

    Invité à la demande du général Lyautey, il séjourne au Maroc pour la première fois en 1917. Peu sensible au climat de Casablanca, il part assez rapidement pour Marrakech qu’il utilise comme point de départ pour ses futures découvertes africaines.

    Cette même année, il commence à peindre des scènes de rues marrakchies et des portraits, notamment celui du Glaoui, le pacha de Marrakech, en 1918.

    Il s’y installe définitivement avec son épouse en 1919, tout d’abord dans une petite maison de la médina, puis au palais du pacha Ben Daoud.

    Jacques Majorelle voyage ensuite à plusieurs reprises dans tout ce sud marocain qui l’inspire tant et qui est à l’origine de nombreuses de ses créations, lui fournissant des thèmes inspirations variées de souk, de villages ou kasbah.

    Les débuts d’un célèbre jardin

    C’est en 1923 que Jacques Majorelle achète d’abord un terrain d’un demi-hectare à la périphérie de la médina et de la palmeraie de Marrakech qu’il appelle Bou Saf Saf, en référence aux peupliers plantés là, suggérant la présence d’une eau abondante.

    Il y fait construire une villa de style maure, puis à côté, le Borj, une tour berbère en pisé pour abriter ses ateliers. Le domaine s’étend sur quatre hectares et, en 1931, il fait appel à l’architecte Paul Sinoir pour bâtir une villa Art déco à côté de sa première maison.

    C’est au rez-de-chaussée de celle-ci, transformée en atelier d’artiste, qu’il peint ses immenses décors, l’étage étant conçu pour un studio dans lequel il finit par habiter durablement.

    Une passion botanique

    Passionné par la beauté des plantes, il crée un luxuriant jardin botanique d’inspiration arabo-musulmane. L’artiste peintre devient jardinier et architecte pour cette composition picturale vivante et colorée, composée de plantes exotiques et d’espèces rares dans lesquelles vient se réfugier un nombre incalculable d’oiseaux.

    Jacques Majorelle fait venir durant quarante ans des espèces végétales venant de tous les continents pour parfaire son œuvre.

    Cactus, nénuphars, yuccas, lotus, bougainvillées, caroubiers, fougères phosphorescentes ou encore palmiers forment telle une portée musicale, une partition harmonieuse autour d’un long bassin central en alternance parfaite avec des fontaines et des bassins, des jets d’eau, des murets, des jarres et des pergolas nous livrant une formidable ‘’cathédrale de forme et de couleurs’’.

    Jardin d’exception à Marrakech

    À la fois intense et clair, Jacques Majorelle crée ce bleu outremer cobalt en 1937. Il en peint les murs de sa villa, puis, peu à peu, tout son domaine.

    Portails et pergolas, jarres et céramiques, bâtiments, son ‘’ bleu Majorelle’’ domine cet immense tableau à la fois impressionniste et tropical qu’il ouvrira au public en 1947 car ce ‘’jardin ogre vorace’’ coûte cher.

    Une fin difficile

    Malgré cela, il est obligé de le diviser pendant son divorce en 1956. Suite à un grave accident survenu en 1955, il subit de nombreuses opérations et l’amputation d’une jambe qui aggravent sa situation financière et l’obligent à se séparer de sa part du jardin et de sa villa atelier.

    Victime d’un deuxième accident quelques mois plus tard il est obligé de rentrer en France où il succombe en 1962 laissant derrière lui la splendeur indélébile de son jardin à Marrakech.

    Yves Saint Laurent et Pierre Bergé

    C’est en 1966, lors d’un premier voyage à Marrakech qu’ils découvrent le jardin Majorelle dont ils deviennent très vite des habitués de l’atmosphère si particulière dégagée par ce lieu trop peu visité à l’époque.

    Séduits par cette oasis colorée et apprenant qu’un projet de complexe hôtelier en cours prévoie la disparition du jardin de l’artiste, ils décident d’en faire l’acquisition en 1980.

    Habitant dans la demeure de l’artiste, rebaptisée Villa Oasis, ils transforment l’atelier du peintre en musée berbère ouvert au public. Leur désir étant de faire du jardin Majorelle le plus beau des jardins, celui dont Jacques Majorelle rêvait. Ils y entreprennent d’importants travaux.

    Un système d’irrigation automatique adapté aux besoins de chaque plante à certaines heures de la journée est mis en place. Le nombre des variétés botaniques passe de 135 en 1999 à 300 maintenant, nécessitant un entretien réalisé quotidiennement par 20 jardiniers s’occupant aussi des fontaines et des bassins.


    Visite du jardin Majorelle


    Rencontre avec Quito Fierro, secrétaire général de la Fondation Jardin Majorelle


    Visite du jardin Majorelle – 2

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