Ibiza

Ibiza, l’île festive des Baléares

Ibiza, Eivissa en catalan, est la plus grande des îles Pityuses et la plus occidentale des îles de l’archipel des Baléares.

Fondée par les Carthaginois six siècles avant notre ère, romaine puis musulmane, elle fut conquise par Jacques 1er en 1235. Ce patrimoine culturel et sa biodiversité lui ont valu d’être classée au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO.

Ibiza, comme ses consœurs de l’archipel, était une île pauvre qui a connu un fulgurant essor touristique à partir des années cinquante avec la reprise de liaisons maritimes régulières avec le continent. Beatniks d’abord, puis hippies, marginaux, déserteurs, insoumis viendront aussi s’y installer une quinzaine d’années plus tard avant que ne débarquent, précédant la jet-set, les spéculateurs immobiliers.

Renommée tant par la beauté de ses plages et paysages que pour ses qualités à la fois festive et cosmopolite elle est devenue, surtout de juin à septembre, un des pôles touristiques majeurs d’Europe.

Dominée par le mont Sa Talaiassa qui culmine à 475 mètres, l’île présente un relief de collines entrecoupées de vallées et de hauts plateaux formant des chaînes appelées Serra.

Dotée d’un climat exceptionnel, Ibiza possède de nombreuses criques et plages de sable doré dotées de fonds marins abritant une vie intense.

Se définissant comme étant une des capitales mondiales des discothèques et un lieu incontournable pour les DJ de renommée internationale, Ibiza en compte effectivement un nombre significatif ainsi qu’un nombre important de bars musicaux.

Ibiza qui dispose d’un aéroport international est également desservie par bateau depuis Majorque, Deniá, Valence et Barcelone.

Jet-set et discothèques à Ibiza

Riche et interlope, aimant jouer les hippies chics et branchés, la jet-set débarque au début des années 1970. C’est le commencement des fêtes extravagantes et recherchées qui aura comme conséquence la privatisation de plages, la spéculation immobilière et une hausse foncière, le bétonnage et le dédain environnemental qui l’accompagne.

Danser sous la lune

Après les contre-cultures hippies des années 60 et 80, la fin du XXe et le début du XXIe siècle signent l’avènement de la musique électronique qui envahit les discothèques et clubs de l’île. Établissements nocturnes qui se flattent d’être à l’origine de la Balearic beat et de la mode Adlib, du ‘ad libitum’ latin signifiant ‘à satiété’.

Capitale internationale autoproclamée des discothèques, l’île compte la plus grande concentration mondiale de discothèques, par habitant, dans lesquelles passent les plus grands DJ.

Parmi les plus connues et les plus anciennes à se disputer le leadership commercial des lieux de nuits on peut citer :

Le Pacha : ouvert en 1973 à Ibiza-ville dans une vieille finca, Le Pacha a une capacité de 3500 places. Peu à peu, un nouveau quartier huppé et chic, Marina de la Botafoch, s’est construit autour du Pacha.

Le Privilège : située à Sant Rafel (San Rafael), cette discothèque en avait le nom dans les années 70. Rachetée par une discothèque de San Sebastian, elle prendra le nom de KU (ké you), nom d’une divinité hawaïenne de la guerre et de la prospérité. Tenue par des Basques jusqu’en 1992, elle deviendra ensuite Le Privilège. En 2010, elle avait une capacité d’environ 10 000 places.

L’Amnesia : se trouvant aussi à San Rafael, elle offrait 7000 places aux noctambules.

Le Space , à Platja d’en Bossa, San José. Créé en 1989, l’établissement peut accueillir 5000 fêtards.

Ushuaïa Ibiza Beach Hotel : ce concept discothèque-hôtel est le plus récent. Fondée en 2011 par deux frères français, cette discothèque remplace le ‘’Fiesta Club Playa d’en Bossa’’. Devenu rapidement un des clubs les plus populaires d’Ibiza.

Avec une capacité de 4000 places, il atteint la 8e place du ‘’Top 100 Clubs’’ de DJ Magazine. Temple de la musique électronique, des DJ de renommée internationale comme David Guetta, Martin Garrix, Avicili ou encore Hardwell y ont animé des soirées.

Les bars musicaux d’Ibiza

Ces bars musicaux offrent des concerts ou des évènements en extérieur. Parfois aussi grands que les clubs, ils reçoivent souvent les mêmes DJ mais doivent fermer à minuit, heure d’ouverture des discothèques.

Parmi les plus connus :

le Lio., ex Divino : est situé en bordure de la baie à proximité du Pacha dont il est la propriété. Restaurant cabaret.

le Blue Marlin. : il se trouve à Cala Jondal, commune de San José. Beach club de 5000 places.

le Bora Bora.. Beach club, plage den Bossa.

l’Ushuaïa. : beach club aussi à la plage den Bossa. Club en plein air d’une capacité de 10 000 places.

le km5. . Comme son nom l’indique, il est situé au km 5 de la route Ibiza – San José. Restaurant-bar.

le Destino. Propriété du Pacha, le Destino est doté de 3000 places. Club-Hôtel, concerts.

Depuis peu certains hôtels de luxe proposent aussi des prestations DJ : Me, Gran Hotel, Nikki Beach…

Idées de visites à Ibiza

Cathédrale de Santa María

Plaza de la Catedral

Dédiée à la Vierge des Neiges, la Cathédrale d’Eivissa a été édifiée à l’emplacement de la mosquée Yebisah au XIVe suite à la promesse des troupes catalanes de fonder un temple sur l’île lorsqu’ils l’auraient reprise. Initialement de style gothique, d’aspect sobre et sévère, elle adopta un style baroque lors de transformations au XVIIe siècle.

Horaires d’avril à octobre : du mardi au dimanche de 10 h à 14 h – 17 h à 20 h, de 18 h à 21 h en juillet-août. Entrée gratuite.

Musée d’Art contemporain d’Ibiza

Ronda Narcis Putget

Le Museu d’Art Contemporani est hébergé dans un édifice du XVIIe situé dans Dalt Vila, le centre historique de la ville. Le musée propose une importante collection de gravures, d’art plastique des années 60, d’œuvres d’artistes célèbres ou non, originaires d’Ibiza ou pas ainsi que de nombreuses expositions temporaires.

Ouvert du mardi au vendredi : de 10 h à 14 h – 17 h à 20 h d’avril à juin. De 10 h à 14 h et de 18 h à 21 h en juillet-août, de 10 h à 16 h 30 d’octobre à mars. Tous les weekends de 10 h à 14 h. Fermé le lundi. Entrée gratuite.

Musée Archéologique d’Ibiza et Formentera

Plaza de la Catedral 3. Via Romana 31.

L’exposition permanente du musée, montre 3000 ans d’histoire des deux îles depuis la préhistoire jusqu’à la reconquête chrétienne. Le musée occupe plusieurs bâtiments dans le quartier de Dalt Vila dans le centre historique de la ville. Très complète, celle-ci est divisée par thèmes : préhistoire, époque phénicienne, punique, romaine, musulmane.

Ouvert d’octobre à mars du mardi au samedi de 9 h 30 à 15 h, le dimanche de 10 h à 14 h. D’avril à septembre du mardi au samedi de 10 h à 14 h puis de 18 h 30 à 21 h, dimanche de 10 h à 14 h.

Remparts de Dalt Vila

Zone Dalt Vila

Les murailles entourant la vieille ville, dont la construction dura quarante ans ont été érigées au XVIe siècle afin de protéger la ville des attaques turques. Chaque angle est doté d’un bastion défensif et plusieurs portes en permettent l’accès, celle de Ses Taules étant la principale. Le site des remparts est classé patrimoine de l’humanité.

Portal de Ses Taules

Zona Dalt Vila

Situé entre les bastions de Sant Joan et Santa Lucía, le Portal Ses Taules construit fin XVI est le point de passage principal pour accéder aux remparts du vieil Ibiza. Un pont-levis a remplacé les planches utilisées pour franchir le fossé.

Les statues situées de chaque côté de la porte qui est surmontée du blason royal, sont des répliques dont les originaux se trouvent au musée archéologique. Ouvert tous les jours de 10 h à 17 h

Portal Nou

Plaza del Sol.

Si cette porte permet d’accéder aux remparts, il permet aussi la communication de la Plaza del Sol avec le parc Reina Sofia grâce à un tunnel de 50 m de longueur. Datant du XVIe siècle, ce portique surmonté du blason d’armes de la couronne d’Aragon est toujours doté de ses portes en bois originelles.

Château d’Eivissa

Plaza de la Catedral

Surmontée de neuf tours carrées, l’Almudaina, maintenant accolée au château, était une enceinte fortifiée abritant le siège du ‘wali’, le gouverneur musulman de l’île.

Si l’édifice actuel date du XVI siècle, des fouilles ont mis à jour des vestiges de constructions remontant aux XIIe et XIIIe siècles.

Santa Eulària de Ríu

Plus grande municipalité après Ibiza, c’est là que se trouve le Musée ethnologique des Pitusas. Outre des terres agricoles garnies d’amandiers et belles plages, on y découvre un riche patrimoine monumental et artistique sous la forme d’un pont et de vestiges d’une nécropole romaine, une église fortifiée du XVIe érigée sur le Puig de Missa.

La baie de Portinatx

Située au nord-est de l’île dans la commune de San Joan de Labritja, cette baie tranquille est entourée de falaises. Trois belles plages y attirent les touristes : Portinatx, au fond de la baie, c’est la plus grande ; S’Arenal, la plus isolée et la plus petite, puis Porto Beach entourée de collines et de pinèdes.

Dans le bourg de San Joan de Labritja, on peut voir, bâtie après la reconquête au XIIIe siècle l’église de Sant Miquel fortifiée au fil du temps pour lutter contre les incursions des pirates alors que des vestiges d’origines puniques et musulmanes parsèment l’arrière-pays.

San Josep de sa Talaia

Situé à 15 km d’Ibiza à l’intérieur des terres, San Josep de sa Talaia tire son nom du sommet le plus élevé d’Ibiza, le San Josep qui du haut de son mirador à 475 mètres offre des vues magnifiques.

Avec 80 kilomètres de littoral, le village a la particularité, d’être doté du plus grand nombre de plages et de criques de toute l’île. Cala Comte, Cala Vedella ou Cala Bassa, avec leurs eaux cristallines et leurs pinèdes descendant des collines jusqu’à la mer sont parmi les plus connues. C’est là aussi que se trouvent les deux uniques réserves naturelles d’Ibiza : Ses salines et Cala d’Hort.

Un petit patrimoine historique complète le charme tranquille de San Josep. Outre plusieurs églises d’origine médiévales, le site archéologique du village phénicien de Sa Caleta est classé au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO.

De nombreux chemins de randonnée praticable aussi à vélo ou cheval permettent de mieux appréhender ces différents sites composés aussi de vieilles tours de guets et de la splendide grotte naturelle de Cova Santa.

Il était une fois Ibiza au temps des hippies

Si les shows à la David Guetta devant des parterres de touristes en tongs fluo et lunettes de soleil ont remplacé les soirées guitares autour d’un feu joyeusement partagé, il n’en reste pas moins qu’il reste encore à Ibiza des lieux privilégiés toujours placés sous le sceau du ‘’Peace and Love’’.

Si l’image d’Ibiza qui vient en priorité est celle de charters débarquant des touristes désireux de danser atour des piscines, il ne faut pas oublier que cette petite île méditerranéenne fut longtemps une des destinations privilégiées des hippies au même titre que Goa, Katmandou, San Francisco ou encore Chefchaouen.

Ibiza, les années 1930

L’histoire du tourisme à Ibiza débute dans les années trente, malgré un désenclavement notable. À cette époque les bateaux transportant dans l’île des porcs catalans sont beaucoup plus nombreux que ceux convoyant des passagers. Le premier autocar sillonnant les mauvaises routes d’Ibiza n’est apparu qu’en 1923.

En 1930, l’île comptait environ 30 000 habitants permanents et la crise qui sévit, mis à mal l’Hôtel d’Ibiza, premier hôtel haut de gamme désirant promouvoir le tourisme dans l’île. D’abord de quelques centaines puis de quelques milliers dans les années 30, la fréquentation touristique chuta durant la guerre civile (1936 – 1939) et la répression sanglante qui se déclencha à Ibiza comme ailleurs en Espagne.

Ibiza, île de réfractaires et d’artistes

Les Espagnols fréquentant Ibiza après la guerre civile étaient souvent des opposants au régime franquiste, des artistes étrangers, une bohème artistique séduite par ses paysages, la tranquillité qui y régnait et la douceur de son climat dans lequel soufflait une atmosphère libertaire aux coûts de la vie abordables.

Parmi ces artistes : l’écrivain et critique d’art Jean Selz qui en 1932 y découvre « les femmes en costume de soie, les pieds chaussés de sandales en fibre d’aloès, les cheveux nattés et la poitrine bardée de douze chaînes d’or… ». Ou encore Prévert, Camus, le sculpteur allemand Krause…

Sombrée dans l’oubli et le marasme économique après la guerre civile, c’est à partir des années 1950 que des lignes maritimes relient à nouveau régulièrement Ibiza au continent. Un tourisme familial se développe, des artistes y prennent une résidence, des marginaux et des déserteurs complètent les 14 000 voyageurs officiellement déclarés en 1955.

Les années 60 et les peluts

Durant les années 60, Ibiza voit débarquer les premiers beatniks américains, ils sont souvent décrits comme individualistes et parfois violents. Certains sont d’anciens déserteurs ou insoumis des guerres de Corée et du Vietnam.

Rejoints par des déserteurs ou insoumis plus pacifiques, les premiers hippies débarquent sur l’île à partir de 1965. De jeunes voyageurs européens, en route pour Chefchaouen au Maroc, s’y arrêtent au passage, conquis par les lieux, beaucoup s’installent.

Une deuxième vague, dont beaucoup d’Américains issus des milieux contestataires s’installent sur Ibiza et en moindre quantité sur l’île voisine de Formentera afin d’y vivre une aventure communautaire selon leurs concepts.

Des personnalités du monde artistiques comme Bob Dylan ou Joni Mitchell y séjournent parfois et se mêlent à ces jeunes que les habitants ont appelés les peluts, les chevelus. Chevelus qui sont loin de faire l’unanimité chez les ibicencos, les habitants, pour qui ils représentent une jeunesse totalement dépravée.

Malgré les menaces d’expulsion, les arrivées continuent et les fêtes psychédéliques s’enchainent sur les plages. Liberté sexuelle, nudisme, artisanat, expériences d’une agriculture biologique, rejet des codes tant autoritaires que vestimentaires, expériences communautaires, étude de la sagesse orientale et de l’astrologie…

Ibiza devient le centre de la culture hippie européen, voire mondiale, malgré des médias locaux parlant d’eux comme ‘’troupeau dégingandé et amoral’’, ‘’déchet social’’ ou bien ‘’scorie d’inadaptés’’…

Malgré tout, de 1969 à 1974, ce sont de 8000 à 10 000 jeunes qui rejoindront Ibiza chaque année. Ces rassemblements hétérogènes pacifistes, dotés de nombreux penseurs polyglottes et de personnalités au niveau d’études supérieures étaient exécrés par une Guardia Civile débordée jour et nuit.

Celle-ci multiplia harcèlements et persécutions collectives, vexations et humiliations. Cependant, certains des habitants voyant en eux des consommateurs sommes toutes fiables et enthousiastes, vantant leurs expériences agropastorales, intimèrent aux autorités administratives et policières à plus de compréhension et de souplesse.

Les premières crises

S’estimant trop persécutés, certains groupes investirent pacifiquement le nord de l’île de Formentera. Les autorités religieuses et civiles affolèrent la population, très conservatrice, en décrivant les hippies comme des regroupements diaboliques et dépravés.

Un premier affrontement violent entre 300 hippies et l’ensemble des forces de sécurité eut lieu en juillet 1971 à Santa Eulàlia puis, durant l’été qui suivit, avec des commandos de la Guardia Civile patrouillant à bicyclette sur Formentera.

Dans ceux qui restèrent peu refusèrent de perdre leur indépendance créative, que ce soit dans l’agriculture et le pastoralisme biologique, l’artisanat, les arts, l’habillement ou la décoration.

Retrouver la culture hippie à Ibiza

Pour les amateurs de fêtes authentiques, les tam-tams résonnent toujours sur la plage de Benirras à l’ambiance baba cool et aux senteurs de pinèdes.

Quant au village de San Carles situé à l’est de l’île, il héberge le Bar Anita, considéré comme le plus ancien bar hippie de l’île ainsi qu’un marché artisanal, Las Dalias, devenu très recherché des touristes.


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