Côte méditerranéenne marocaine

La côte méditerranéenne marocaine

On l’appelle aussi la Rocade du Rif ou encore la Rocade méditerranéenne, car elle relie Tétouan à Saïdia, ville frontalière avec l’Algérie, en longeant à la fois le nord du massif du Rif et la côte méditerranéenne du Maroc.

Cet itinéraire est long de 507 km, dont 112 km d’autoroutes ou voies rapides.

Tout le littoral est bordé par le massif du Rif. Il est partagé de monts s’affaissant dans la Méditerranée, de plages et de criques dominées de hautes falaises ; juste lézardé par quelques rivières se jetant dans la mer et dont les embouchures sont parfois bordées de villages de pêcheurs.

Encore visibles dans l’architecture des grandes villes du Rif, les vestiges de la domination espagnole marquent encore le paysage à travers des fortifications médiévales et de nombreux édifices.

Itineraire

Saïdia

Nichée près de la frontière algérienne, hors sentiers battus, Saïdia propose une plage de sable fin et doré longue de 14 km, des eaux bleues et chaudes ainsi que les activités nautiques assorties.

Saïdia est de plus bordée à l’ouest par le Parc national de l’oued Moulouya, situé à cheval sur l’embouchure du fleuve et par le mont des Beni Snassens au sud.

Inaugurée en 2003 par le roi Mohammed VI, la station balnéaire de Saïdia a été conçue dans le cadre du Plan Azur. Ce complexe touristique comprend des hôtels 5*, une marina de 300 anneaux, une médina moderne dotée d’une quarantaine de commerces, d’un complexe cinématographique, d’une zone de restaurants et de loisirs ainsi que d’un golf de 18 trous.

Les Béni Snassen

Les Béni Snassen sont un ensemble montagneux de faible surface et de faible altitude occupé par les Berbères Zénètes Aït Iznassen ou Béni Snassen en arabe, originaires d’Algérie.

Le relief plissé des Béni Snassen longe le littoral méditerranéen à une altitude moyenne de 800 mètres, le Ras Foughas y culmine à 1535 mètres. Ses frontières naturelles sont la Méditerranée au nord, le fleuve Moulouya à l’ouest et les oueds Kiss et Isly à l’est et au sud.

La plaine de la Moulouya est une plaine agricole dans laquelle les agrumes, le raisin, les figuiers et les oliviers s’y développent.

Musique fortement rythmée par le bendir et la ghaïta ou le zamar (flûte à deux cornes), la Ragada est originaire de la région des Béni Snassen. Cette musique à l’origine guerrière, pratiquée en signe de victoire sur l’ennemi, se danse avec des mouvements d’épaules et un fusil, en frappant le sol des pieds en battant la mesure pour symboliser son appartenance à la terre.

Nador

Ville méditerranéenne située à quelques kilomètres de l’enclave espagnole de Melilia et à 75 km de l’Algérie, Nador est la plus grande zone économique du nord-est du Maroc. Une activité économique essentiellement liée à la sidérurgie, la pêche, le transit des Marocains résidant à l’étranger via le port de Beni Ansar…et les trafics informels en tout genre que les autochtones appellent trabando.

Ville cosmopolite, à Nador on parle aussi bien la zenatiya, le berbère des Aït Iznassen, le darija, l’arabe marocain et l’espagnol.

Pratiquement fondée au début du XXe siècle, la ville est issue d’un noyau de villages nommés Kabila Mazuza dont on possède peu d’écrits. Les seuls proviennent de l’administration espagnole de Melilia qui parle davantage en termes de combattants et de chevaux de la région de Guedaia.

Selon certaines descriptions du tout début XXe siècle, Nador n’était qu’un hameau d’environ 150 maisons entourées de figuiers de barbarie, situé quelques dizaines de mètres de la route qui allait de Selouan à Melilia.

Abandonné par sa population durant les conflits avec l’Espagne, le village fut rasé, laissant intacte la seule mosquée du village connue sous le nom ‘Yama Labyad’ pour la blancheur de ses murs. C’est à ce moment que fut fondée l’actuelle ville de Nador dans la plaine contiguë à la Mar Chica aux environs de 1910.

Protégeant la ville, un vaste cordon dunaire forme une petite mer intérieure appelée Mar Chica par les Espagnols ou Sebkha Bou Areg par les Marocains. Côté Méditerranée, la plage de Boqueronesa s’étire depuis Beni-Anzar au sud de Melilia jusqu’à l’ouverture du cordon dunaire sur la lagune en face de Nador.

La lagune de Marchica

La ‘Petite Mer’, comme l’appellent les Espagnols, Sebkha Bou Areg, a une faible ouverture et un grand programme d’aménagement et de dépollution de la lagune a été engagé en 2006 pour faire de la Mar Chica un site écotouristique de pointe.

Surplombée par le mont Gourougou (900 m) la Mar Chica s’étend sur 25 km de long sur 7 km de large.

Eaux dépolluées, déchets enfouis, la lagune a retrouvé sa beauté initiale et sauvage et la plage des touristes et baigneurs heureux de ce nouvel environnement.

Infrastructures touristiques et hôtelières, golf, magasins complètent l’offre proposée par la nouvelle station balnéaire de Nador.

Al Hoceima

Ville au centre du littoral rifain située à 320 km au sud-est de Tanger et à 140 km à l’ouest de Melilia, Al Hoceima a été fondée au début du XXe siècle ; son développement s’amorcera après la guerre du Rif au début des années 1920.

Culturellement attachée au Rif oriental, Al Hoceima domine une baie dont la ville a su développer les potentialités touristiques depuis l’indépendance du Maroc en 1956.

Appelée Villa Sanjurjo durant la domination espagnole, Al Hoceima, Taghzout pour les Berbères rifains, est devenue une des plus agréables stations balnéaires du littoral méditerranéen marocain.

À 10 km au sud de la ville se trouve Ajdir, village natal d’Abdelkrim Khattabi, chef emblématique de la résistance rifaine contre les colonisateurs espagnols et français dans les années 1920. Ajdir fut aussi la capitale de l’éphémère République du Rif (1921-1926).

Halte reposante sans réel patrimoine culturel, Al Hoceima jouit néanmoins de nombreux atouts naturels. Plages et criques dominées par de hautes falaises, promontoires rocheux parsèment ce bout de côte méditerranéenne où s’invitent les chantiers de luxueuses zones balnéaires, de vastes complexes hôteliers et autres villages de vacances.

Pour la petite histoire, Al Hoceima a été la première ville marocaine à accueillir un Club Méditerranée en 1960. Faute de rentabilité, il a été fermé en 2003.

Les plages d’Al Hoceima

Parmi les nombreuses plages des environs, celle de Quemado s’étire dans le centre-ville, face à la baie et à côté de la gare maritime qui assure des liaisons avec Mortil en Espagne.

Celles de Calabonita et de Maktoâa se trouvent au sud de la ville, une fois passés la Corniche Morro Viejo et le cap Viejo. À noter que Calabonita est dotée d’un club de plongée sous-marine (ACRAP).

D’autres plages : Rmod, Thara Youssef, Boumehdi, Boussekour, s’étalent à l’ouest d’Al Hoceima. Depuis le centre-ville on rejoint ses plages qui sont intégrées au parc national en empruntant l’Avenue Tariq Ben Ziyad puis la Corniche maritime de Sabadia.

La baie d’Al Hoceima comporte de nombreux îlots rocheux et de petites îles comme celle de Sabadiya.

À 800 mètres au large d’Al Hoceima, l’îlot rocheux appelé Peñon de Alhucemas, île de Nokkor par les Rifains, ainsi que deux autres îlots inoccupés qui lui sont rattachés : la isla de Mar et la isla de Tierra, font partie des Plazas de soberanía sous domination espagnole.

Le Parc National d’Al Hoceima

Pour compléter ces offres touristiques en développement, un parc national d’un total de 47 000 hectares associant une zone marine des mieux préservée (28 400 ha) et l’arrière-pays du massif des Bokkoyas a vu le jour en 2004.

Le parc, qui englobe un ensemble de grande valeur biologique, se caractérise par une grande portion de côte rocheuse et sauvage ainsi que des massifs calcaires chutant dans la Méditerranée parfois sous forme de hautes falaises. Doté de peu de cultures, le paysage nous présente souvent des traits érodés par les vents marins.

De nombreuses grottes abritent quelques phoques moines et trois variétés de dauphins nagent dans les eaux du parc survolées par de nombreux balbuzards pêcheurs. Des mérous et ses tortues marines sont aussi familiers de ces eaux bleues et calmes.

Plus d’une centaine d’espèces végétales y ont été recensées : thuyas, palmiers nains, pins d’Alep, jujubiers, caroubiers…



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